Pêcheurs du sud Charente : entre passion et défis écologiques
Pêcheurs du sud Charente : passion et défis écologiques

Entre passion halieutique et enjeux écologiques, les pêcheurs du sud Charente s’adaptent à un environnement de plus en plus contraint. Le troisième et dernier lâcher de truites arc-en-ciel de la saison 2026 a eu lieu à la mi-avril pour l’AAPPMA (Association agréée de pêche et de protection du milieu aquatique) Le Pêcheur barbezilien. Une centaine de kilos a été déversée, venant compléter un second lâcher équivalent ainsi que les 600 kilos introduits à la veille de l’ouverture, le 14 mars. Ces poissons proviennent de la pisciculture de La Rochandry, à Mouthiers-sur-Boëme, à côté d’Angoulême.

Un contexte environnemental préoccupant

Si la saison se déroule dans de bonnes conditions, le contexte environnemental reste préoccupant. Une pêche de sauvegarde menée en août 2025 a mis en évidence une dégradation marquée du milieu aquatique entre 2022 et 2025, avec une baisse de la diversité et de l’abondance des poissons, ainsi que la disparition de certaines espèces. En cause notamment : les assecs répétés, une régénération insuffisante et la prolifération des écrevisses de Louisiane.

Des mesures pour favoriser la recolonisation

Face à ce constat, l’association a choisi de suspendre les pêches de sauvegarde afin de favoriser une recolonisation naturelle lors du retour de l’eau. Une surveillance régulière est assurée par les bénévoles, sans signalement récent de poissons en difficulté. Par ailleurs, l’AAPPMA s’est opposée à la fermeture anticipée de la pêche envisagée par la fédération départementale. Pour ses responsables, la présence des pêcheurs sur les cours d’eau reste essentielle pour la surveillance et la sensibilisation.

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Delphine Lamy L’année 2025 a également été marquée par l’interdiction temporaire d’accès au massif forestier du sud Charente, limitant l’accès à plusieurs sites. Une situation appelée à se reproduire selon l’association, en lien avec le réchauffement climatique.

Une attractivité qui se maintient

Malgré ces contraintes, la pêche conserve son attractivité. Le nombre d’adhérents a progressé de 13 % en 2025, atteignant 746 pêcheurs contre 659 l’année précédente. Une hausse notable est observée chez les moins de 12 ans. Si les perspectives restent incertaines, l’association mise sur une stabilité des effectifs dans les années à venir.

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