Beyrouth : les dernières vies brisées de l'immeuble Hamad
Beyrouth : vies brisées de l'immeuble Hamad

Un drame qui a secoué la capitale libanaise

Le 25 août 2025, l'immeuble Hamad, situé dans le quartier de Mar Mikhaël à Beyrouth, s'est effondré brutalement, faisant plusieurs victimes. Parmi elles, des familles entières ont été ensevelies sous les décombres. Ce tragique événement a ravivé les souvenirs de l'explosion du port de Beyrouth en 2020 et mis en lumière les négligences dans le secteur de la construction au Liban.

Des vies fauchées en pleine nuit

L'effondrement s'est produit vers 3 heures du matin, alors que la plupart des habitants dormaient. Les secours ont rapidement été dépêchés sur place, mais les opérations de sauvetage ont été entravées par l'instabilité des structures restantes. Au total, neuf personnes ont perdu la vie, dont trois enfants. Les corps ont été lentement extraits des gravats sous les yeux de proches désespérés.

Parmi les victimes, on compte la famille Al-Ahmad, composée de cinq membres, qui venait tout juste d'emménager dans l'immeuble. Le père, Mohammad, était un commerçant de 42 ans, la mère, Fatima, âgée de 38 ans, et leurs trois enfants, âgés de 6 à 14 ans. Leur voisin, Elias Khoury, un retraité de 70 ans, a également péri dans le drame. Il était connu pour sa générosité et son engagement associatif dans le quartier.

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Les causes de l'effondrement

Une enquête préliminaire a révélé que l'immeuble avait été construit sans respecter les normes de sécurité en vigueur. Des ajouts non autorisés aux étages supérieurs auraient fragilisé la structure. De plus, des fissures avaient été signalées par les résidents des mois avant le drame, mais aucune action n'avait été entreprise par les autorités. Ce constat a provoqué une vague d'indignation au sein de la population libanaise, déjà éprouvée par une crise économique et politique profonde.

Le propriétaire de l'immeuble, un homme d'affaires libanais, a été arrêté et placé en détention provisoire dans l'attente de son procès. Il est accusé d'homicide involontaire et de mise en danger de la vie d'autrui. La justice libanaise tente de faire la lumière sur cette affaire, mais les familles des victimes craignent que le système judiciaire corrompu n'aboutisse à une impunité.

Un quartier en deuil

Mar Mikhaël, autrefois animé par ses bars et restaurants, est aujourd'hui un quartier meurtri. Une plaque commémorative a été installée près des ruines de l'immeuble, et une marche silencieuse a été organisée par les habitants pour rendre hommage aux disparus. Les associations de défense des droits des victimes réclament des réformes urgentes dans le secteur de la construction et une meilleure application des lois.

Ce drame rappelle la fragilité de la vie à Beyrouth, où les infrastructures vieillissantes et le laisser-faire des autorités continuent de mettre en danger des vies humaines. Pour les proches des victimes, l'espoir d'une justice est mince, mais ils ne baissent pas les bras. Comme le dit Samira, la sœur de Fatima Al-Ahmad : "Elle va enfin pouvoir reposer en paix, mais nous ne nous tairons pas tant que les responsables ne seront pas punis."

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