Grand Prix de Saint-Affrique : l'équipe Giroud de Decazeville remporte la victoire
Grand Prix de Saint-Affrique : victoire de l'équipe Giroud

Le Grand Prix de la ville de Saint-Affrique a réuni soixante joueurs de sport-boules le 15 août. Organisé par l'Entente bouliste Saint-affricaine, ce tournoi régional en doublettes a vu la victoire de l'équipe Giroud de Decazeville, devant l'équipe Bergonnier de Graulhet (Tarn) et l'équipe Rayssac de Millau.

Une tradition depuis les années 1950

« C'est une tradition, le Grand Prix de la ville de Saint-Affrique a lieu tous les 15 août depuis les années 50 », explique Hervé Jeantet, membre du bureau de l'Entente bouliste Saint-affricaine, organisatrice. Le président, Michel Nicolli, précise : « Nous recevons vingt-quatre équipes en doublettes, c'est notre maximum. C'est une compétition régionale. En comptant les remplaçants, on arrive à soixante participants. »

Les participants proviennent de l'Hérault, du Tarn, de la Haute-Garonne, de la Lozère et de l'Aveyron, avec quatre équipes locales : deux de Millau et deux de Decazeville. « Nous n'avons pas participé pour laisser la place aux équipes extérieures », ajoute Michel Nicolli. Le tournoi se déroule sur le principe du gagnant contre gagnant, perdant contre perdant, le vainqueur étant celui qui totalise le plus de points.

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Sport-boules : des règles strictes et une technique exigeante

Le sport-boules, anciennement appelé boule lyonnaise (renommé en 1981), se distingue nettement de la pétanque. « Un peu comme la différence entre le handball et le basketball », compare le président. Les boules, en bronze, sont plus grosses et plus lourdes : elles pèsent entre 900 grammes et 1,2 kilogramme, pour 10 centimètres de diamètre, selon la taille des mains des joueurs. Certaines sont creuses, d'autres contiennent des ressorts ou des élastiques.

Le poids des boules explique que certains joueurs courent avant de lancer leur boule au plus près d'une petite sphère en buis appelée but. Dans le sport-boules, on distingue les pointeurs et les tireurs. En doublette, chaque joueur utilise trois boules ; en triplette et quadrette, deux boules. « Nous les achetons en Italie, les dernières acquises proviennent de Turin », indique Michel Nicolli.

Jean-Luc Bouet, secrétaire du club, souligne : « Ce qui me plaît est la technicité. Avec le sport-boules, pas de place au hasard. On a 50 centimètres pour réussir. » Un compas permet de mesurer cette distance. Michel Nicolli renchérit : « Il règne une vraie convivialité et un bon esprit. Les gens sont fair-play et il n'y a pas de tricheurs. »

Un club centenaire et des horaires d'entraînement

La première mention de l'Entente bouliste Saint-affricaine date de 1913. Le club a compté jusqu'à deux cents licenciés dans les années 1930, « quand il n'y avait que le football et les boules comme sport », rappelle le secrétaire. Aujourd'hui, l'Entente bouliste compte vingt-sept licenciés, dont cinq femmes.

À partir de septembre, les entraînements se déroulent les lundis, mercredis et vendredis de 13 h 30 à 18 h, et les jeudis de 20 h à 22 h pour les personnes en activité, au boulodrome derrière la salle des fêtes. Les mêmes créneaux sont ouverts à la découverte de la discipline, à partir de 15 ans. Renseignements au 06 17 17 52 33 ou par courriel à ententeboulistesaintaffrique@gmail.com.

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