Le Festival nature de Blanquefort s'est achevé ce dimanche 10 mai par la traditionnelle transhumance de 80 brebis menées par le berger Julien Sarrès. Cet événement marquait le final d'une semaine dédiée à la nature, débutée mardi avec la projection d'un film et poursuivie jeudi par l'accueil de 400 scolaires issus de 16 classes des écoles blanquefortaises.
Une valorisation de la ferme urbaine et culturelle
« Le but, explique la maire Véronique Ferreira, est bien sûr de valoriser la Vacherie de Majolan, ferme urbaine et culturelle. Mais aussi de mettre à l'honneur la nature de façon à la fois responsable et ludique. Ici, pas d'écologie punitive ni moralisatrice, mais plutôt une sensibilisation et des conseils bienveillants sans jugement. On ne donne pas de leçon de morale, on donne des clés. »
La transhumance des 80 brebis
Dimanche matin, sous le soleil, la transhumance a rassemblé 80 brebis basco-béarnaises aux cornes courbées, menées par leur berger Julien Sarrès. Elles étaient escortées par la maire et Isabelle Maillé, conseillère déléguée aux espaces naturels et agricoles, suivies d'une centaine de personnes, avec des échassiers spectaculaires. La marche de 8 kilomètres a conduit le troupeau et le public jusqu'au château Saint-Ahon, à l'entrée de Caychac, où un casse-croûte découverte de produits locaux était servi : vins, jus de fruits, fromages de brebis. Le retour au parc de Majolan s'est effectué en passant par Fongravey.
De nombreuses animations et stands
À l'arrivée, de nombreux stands attendaient le public : un marché de producteurs girondins proposant grillades et boissons, le village du développement durable, des animaux de la ferme, des expositions des établissements scolaires E3D, des activités nature, des animations pour enfants, des balades à poney, un parcours acrobatique en hauteur, du tir à l'arc, et un manège écolo où les parents pédalent. Sans oublier la banda Lou Cailhabaris et le défilé de mode upcycling des Streetcoteuses. Le public était au rendez-vous de cette biennale.
Depuis 2011, à la mi-juin, Julien Sarrès part en estives avec ses 260 brebis vers le lac de Lhurs, dans la vallée d'Aspe, au-dessus de Lescun dans les Pyrénées béarnaises. Il les y installe pour l'été, afin qu'elles puissent brouter et qu'il puisse fabriquer du fromage.



