Colère des éleveurs basques contre la vaccination obligatoire des bovins
Éleveurs basques en colère contre la vaccination obligatoire

Des éleveurs et consommateurs se sont réunis dans une exploitation à Ossès, lundi 11 mai, pour exprimer leurs indignations et inquiétudes face à la nouvelle campagne vaccinale annoncée début avril par la ministre de l’Agriculture. Plusieurs mois après le début de l’épisode de l’épidémie de dermatose nodulaire contagieuse, qui avait provoqué une résurgence de la colère des agriculteurs face à la gestion sanitaire des autorités, le sujet demeure particulièrement sensible pour une partie du monde agricole.

La preuve en a été donnée lundi 11 mai à Ossès, commune basque où une vingtaine de personnes se sont rassemblées afin d’exprimer leur indignation face à l’annonce de la ministre de l’Agriculture Annie Genevard le 9 avril dernier, au sujet du renouvellement de la campagne de vaccination. Parmi eux, des membres du collectif LIBRe, opposé au traitement obligatoire des bovins. Il rassemble des agriculteurs du Pays basque mais aussi du Béarn ou du Gers, indignés par les multiples « incohérences » de la politique de lutte contre cette maladie. Un mal qui est transmis par les insectes hématophages, comme les tiques et les moustiques, mais aussi par le contact direct entre bovins.

Recours devant le Conseil d’État

Eñaut Harispuru, éleveur de vaches et brebis à Ibarrolle et opposé à la vaccination, est le premier à prendre la parole pour apporter son témoignage. Ce dernier mène son cheptel en transhumance. Mais à cause des restrictions sanitaires qui lui sont imposées, il ne fait plus partie des élevages autorisés à la pratiquer. « Mes vaches sont emprisonnées chez moi. Je dois d’ailleurs continuer de les nourrir, mais je ne peux les vendre ou les envoyer à l’abattage. » Le manque de recul sur cette vaccination et ses effets secondaires sur les animaux et, indirectement, sur les consommateurs, sont également soulignés.

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D’emblée, une première question est posée parmi les contestataires : « Pourquoi un tel acharnement ? L’immunité collective est atteinte à partir de 75 % des cheptels vaccinés, aujourd’hui nous avons atteint les 95 % et on nous l’impose toujours. » Le collectif affirme avoir déposé un recours en annulation devant le Conseil d’État. Pour Lucie Dinand, cette nouvelle directive vaccinale serait « un abus de pouvoir ». « Nous avons un panel d’avocats qui nous soutiennent », poursuit cette dernière. Des premières réponses devraient être délivrées d’ici une quinzaine de jours.

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