François Ruffin sera candidat à l'élection présidentielle de 2027, même en l'absence de primaire à gauche, a-t-il déclaré ce mardi sur France Inter. Le député de la Somme et ex-insoumis fustige les « apparatchiks » du Parti socialiste qui s'opposent à ce processus.
Un appel à la primaire
Ruffin se dit toujours favorable à une primaire. « Je souhaite que la primaire ait lieu parce que je pense qu'il n'y a pas une autre façon de faire », a-t-il expliqué. Fin janvier, il avait déjà annoncé sa participation. « Maintenant, s'il n'y a pas de primaire, moi j'y vais. On a eu 100 000 signatures de soutien en 15 jours, alors maintenant en route vers les 500 maires, il y a un élan populaire », a-t-il justifié.
La primaire fragilisée
L'hypothèse d'une primaire de la gauche non mélenchoniste est plus que jamais compromise depuis le départ fracassant de Boris Vallaud de la direction du PS. Opposé à ce processus, le chef des députés socialistes propose plutôt « des rencontres de la gauche plurielle ». « Personne n'y comprend plus rien et tout le monde s'en fout », a lancé Ruffin, exprimant son « dégoût ».
Les oppositions à la primaire
Raphaël Glucksmann et François Hollande rejettent également catégoriquement une primaire non mélenchoniste. L'ex-chef de l'État a jugé dimanche sur France 3 « qu'il n'y aura pas de primaire pour désigner un candidat avec la gauche au-delà du Parti socialiste », faute de majorité au PS. Olivier Faure, premier secrétaire du parti, refuse toutefois d'enterrer l'idée, rappelant que « les Français disent à 85 % qu'ils veulent une primaire de la gauche et des écologistes ».
Un désaccord moral avec Mélenchon
Réagissant à la candidature de Jean-Luc Mélenchon, Ruffin évoque « un désaccord moral ». « Depuis quatre années, Jean-Luc Mélenchon a joué les incendiaires en versant de l'huile sur les plaies identitaires », a-t-il développé. « Je considère qu'il y a un choix à faire aujourd'hui. »



