La FDSEA alerte sur la crise agricole et réclame une action syndicale renforcée
FDSEA : crise agricole et nécessité d'une action syndicale

La FDSEA sonne l'alarme sur la situation critique des agriculteurs

Jeudi 5 mars 2026, la Fédération départementale du syndicat des exploitants agricoles (FDSEA) a tenu son assemblée générale, un événement inédit dans le canton selon Philippe Maisonnave, le président cantonal. Cette réunion a servi de tribune pour mettre en lumière les défis considérables auxquels font face les agriculteurs, avec un accent particulier sur la nécessité impérative d'une action syndicale forte et unie.

Une production de kiwi en déclin et des revenus en berne

Philippe Maisonnave a accueilli les participants en dressant un tableau préoccupant de la situation agricole dans le canton d'Orthe et Arrigans, une région historiquement dominée par la culture du kiwi. Cette production connaît un « décrochage » alarmant depuis plusieurs années, principalement victime des aléas climatiques de plus en plus fréquents et destructeurs.

Jérémy Lapeyre, responsable cantonal, Michel Larrère, président départemental, et François Darbo, responsable départemental, ont élargi ce constat à l'échelle nationale. Ils ont unanimement souligné l'action syndicale indispensable pour alerter sur la détresse des agriculteurs, confrontés à un manque chronique de revenus et, par conséquent, à une absence totale de perspectives d'avenir.

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Le soutien de la FNSEA et la défense de la souveraineté alimentaire

La venue du secrétaire général de la FNSEA, Hervé Lapie, a conforté les responsables et les adhérents présents. Ensemble, ils ont réaffirmé avec vigueur leur volonté de maintenir une agriculture vivante et dynamique, essentielle pour assurer la souveraineté alimentaire de la France.

Pour atteindre cet objectif, le syndicat s'engage à s'opposer fermement à toutes les mesures politiques qui, selon lui, entraînent depuis deux décennies une décroissance continue de la production agricole et une chute vertigineuse des revenus des exploitants.

Les politiques de Bruxelles et Paris dans le collimateur

Principalement dans le viseur des responsables syndicaux – et sous la pression croissante des agriculteurs de base – se trouvent les politiques menées tant à Bruxelles qu'à Paris. Le feuilleton de l'accord Mercosur est particulièrement pointé du doigt. Pour la FDSEA, cet accord préfigure d'autres menaces à l'échelle internationale, contribuant à un monde agricole qui manque cruellement de vision et de perspectives dans des marchés de plus en plus fluctuants et des filières incapables de garantir un revenu décent.

La « bataille de l'eau » au cœur des revendications

Mais le cœur des revendications syndicales reste sans conteste la « bataille de l'eau ». La FNSEA estime que la gestion de cette ressource vitale devrait être considérée comme une cause agricole prioritaire et non uniquement environnementale. Pour le syndicat, l'eau se perd actuellement dans les méandres d'une administration pléthorique et inefficace, enlisée au milieu d'une multitude d'organismes.

Face à cette complexité, les agriculteurs demandent avec insistance la création d'un guichet unique, simplifiant radicalement les démarches et la gestion. Hervé Lapie a profité de cette tribune pour transmettre un message clair sur l'intérêt fondamental du syndicalisme, qu'il décrit comme « un corps intermédiaire » essentiel entre les agriculteurs et les responsables politiques et administratifs en charge des questions agricoles.

Cette assemblée générale a donc servi de catalyseur pour un appel à l'action renforcée, soulignant que l'avenir de l'agriculture française passe par un syndicalisme combatif face aux défis économiques, climatiques et politiques.

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