Club taurin mimizannais : un défi logistique et financier pour la corrida
Club taurin mimizannais : défi logistique et financier

Lancé en 2010, le Club taurin mimizannais propose chaque année des animations éclectiques et, en point d'orgue, une corrida au mois de juin. Un véritable « défi logistique et financier » pour cette structure, comme l'explique François Villenave, coprésident du club, qui évoque le prochain rendez-vous dans les arènes atypiques de la commune.

Une passion née de l'audace

La passion d'une poignée de « mordus » peut parfois lancer de belles histoires. C'est exactement celle écrite par le Club taurin mimizannais depuis sa création en 2010. L'audace et la folie ont permis de porter sur les fonts baptismaux l'ancrage tauromachique sur ces terres landaises océaniques. « On doit la création de ce club à Pierre Plantier », raconte François Villenave, coprésident depuis cette année avec Maylis Laborde. Parti pour aller chercher une novillada, Pierre Plantier était revenu avec une corrida. Une drôle d'aventure qui explique à elle seule la genèse de la corrida à Mimizan. François Villenave se remémore : « Il s'agissait de toros de l'Astarac qui sortaient pour la deuxième fois après une corrida à Vic-Fezensac ». Julien Lescarret, Julien Miletto et Joselito Adama avaient partagé l'affiche de ce premier cartel mimizannais en 2011.

150 membres mobilisés

Le Club taurin de Mimizan compte 150 membres, regroupant des locaux, quelques expatriés installés aujourd'hui dans cette commune où il fait bon vivre et, bien évidemment, des aficionados des communes voisines comme Bias ou encore Saint-Paul-en-Born. « Nous ne sommes pas si éloignés des terres taurines. On a Dax et Mont-de-Marsan pas loin. Nous avons beaucoup de novilladas organisées près de chez nous, comme à Parentis-en-Born ou à Rion-des-Landes, poursuit le responsable associatif. Mais on ne peut pas occulter qu'on est aussi un peu loin de tout ».

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Avec une détermination sans faille, les bénévoles se mobilisent tout au long de l'année pour maintenir cette tradition. « C'est un défi logistique et financier. Cela est un investissement important. Il nous faut des partenaires et la mise en place de manifestations tout au long de l'année pour récolter des fonds », avance François Villenave. Il évoque notamment « les conférences ou encore les voyages organisés ». Lui et tous les autres sont pleinement engagés : « Dès qu'on peut prêter nos petites mains qui nous permettent de gagner trois sous, on le fait. »

Des toros « bien présentés »

Le Club taurin mimizannais utilise toute son énergie pour déployer sa fibre. Pas toriste à 100 %, le club montre tout de même une volonté farouche « que les toros soient bien présentés ». Dans les rouages, la commission taurine occupe une place prépondérante pour monter chaque année sa corrida. « Au début, le club a pu bénéficier des conseils très avisés du regretté Alain Lartigue », évoque le coprésident. Des visites au campo sont réalisées en France ou en Espagne pour « choisir les toros, puis les toreros ».

Installer ce rendez-vous et créer un ancrage n'a pas été simple avec la présence des anti-taurins. « Il y a eu souvent des manifestations, il a fallu avancer avec ça pour se frayer un chemin », reconnaît François Villenave. Et d'ajouter avec le sourire : « Il faut maintenir sa ligne et se montrer persévérant. »

Un programme attrayant depuis quinze ans

Tout au long des quinze dernières années, les bénévoles se sont attachés à présenter un programme attrayant. Des toreros dont les noms résonnent dans les arènes ont posé leurs zapatillas sur le ruedo mimizannais, comme Juan Bautista venu en 2015, Juan-José Padilla en 2017 ou encore Manuel Escribano qui a eu les honneurs des paseos à plusieurs reprises. Antonio Ferrera a également foulé le sol des arènes mimizannaises en 2022, puis Daniel Luque en 2024 ou encore Morenito de Aranda et Juan Castilla l'an passé. Les Français ont eu droit de cité à plusieurs reprises lors de ces rendez-vous, comme Adrien Salenc, Dorian Canton, El Rafi ou encore Yon Lamothe. « C'est important pour nous de leur accorder une place », avance François Villenave.

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Le tercio de banderilles en vedette

Pour cette année 2026, rendez-vous est pris le dimanche 14 juin, à partir de 17 h 30, pour une corrida qui, sur le papier, s'annonce spectaculaire. Elle mettra en avant les matadors banderillos, face à des toros de l'élevage tricolore de Pagès-Mailhan. Jésus Enrique Colombo – qui est particulièrement brillant dans cet exercice du deuxième tercio – sera le chef de lidia. On pourra compter également sur la fougue et l'envie de Solal, apodéré depuis quelques mois par Julien Lescarret, pour assouvir les attentes des aficionados. Enfin, le jeune Espagnol Ismaël Martin fera sa présentation en France. « L'année dernière, nous avions accueilli Samuel Navalon. Ismaël est un jeune qui en veut et incarne le renouveau », note le responsable.

En matinée, le programme sera complété par une tienta avec Juan Molas et Hugo Tarbelli avant un repas champêtre à la mi-journée. Cet été, le Club taurin de Mimizan organisera également une course à la cocarde, le 13 juillet, et un inter-villages avec différents jeux, le 13 août.