Carole Boshouwers : 36 ans de passion au club de tennis des Hauts-de-Vaugrenier
Carole Boshouwers : 36 ans de passion tennistique

Carole Boshouwers, ancienne joueuse professionnelle classée 379e mondiale à la WTA en 1988, a créé le club de tennis des Hauts-de-Vaugrenier avec son père Georges. Depuis 36 ans, elle y transmet bien plus qu'un héritage tennistique. À 58 ans, elle continue d'encadrer les jeunes avec une passion intacte, tout en menant un combat personnel pour l'inclusion.

Un déclic à 22 ans

Carole Boshouwers se rêvait l'égale de Mary Pierce ou Steffi Graf. Mais malgré un coup droit apprécié sur le circuit et quelques tournois satellites disputés, elle a compris qu'elle ne percerait pas davantage. « Physiquement, j'avais de vraies aptitudes et j'aimais le beau jeu, mais je n'étais pas suffisamment armée psychologiquement pour me comporter en guerrière en match », confie-t-elle. Il lui manquait cette « gnac » qu'avait son père Georges.

À seulement 22 ans, elle se réinvente. Ayant dû arrêter l'école très tôt pour se consacrer à sa carrière, elle passe ses diplômes pour devenir professeure de tennis. « Là, ça a été une vraie révélation ! » dit-elle. Elle crée son propre club au cœur du Domaine des Hauts-de-Vaugrenier.

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Transmettre des valeurs au-delà du tennis

Carole Boshouwers impose une règle d'or à ses élèves : « Je leur répète sans cesse qu'avec du travail, on peut toujours atteindre un certain niveau et se faire plaisir. J'encourage aussi à ne pas avoir peur de louper une balle, car on peut se nourrir de l'échec. » Elle n'hésite pas à pousser ses jeunes vers d'autres clubs pour poursuivre leur progression.

Depuis 36 ans, des générations de gamins (dès 3 ans et demi) s'épanouissent à ses côtés. La passion reste intacte, malgré une jeunesse de plus en plus connectée. « Ils grandissent plus vite qu'avant, mais mon message ne change pas : je défends une certaine idée du sport, cette notion d'élégance », explique-t-elle.

Un combat personnel pour l'inclusion

Maman d'un enfant né autiste et handicapé, Carole Boshouwers mène un autre combat. « Le tennis m'a montré la voie : comme dans un match, il a fallu apprendre à perdre et à se remettre en question. Mais à chaque fois, je me suis relevée », confie-t-elle. Elle n'exclut pas de s'investir dans de nouveaux projets axés sur l'inclusion.

Samedi dernier avait lieu la fête du club, où Carole était encore en première ligne. À 58 ans, elle ne semble pas prête à remiser les raquettes. « Jeu, set et match ! », lance-t-elle.

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