En Bretagne, une ferme d'élevage intensif cherche un modèle plus vertueux
Bretagne : une ferme d'élevage intensif vers un modèle vertueux

Une ferme bretonne en quête de durabilité

En Bretagne, une exploitation d'élevage intensif de porcs, la ferme de Kervoas, située à Plouguernével (Côtes-d'Armor), s'engage dans une transition vers un modèle plus respectueux de l'environnement. Dirigée par Yannick Le Bihan, cette ferme de 250 truies et 4 500 porcelets par an cherche à réduire son empreinte écologique tout en maintenant sa productivité.

Des pratiques innovantes pour réduire les intrants

La ferme a mis en place plusieurs mesures pour diminuer l'utilisation d'antibiotiques et de pesticides. Notamment, l'introduction de plantes aromatiques dans l'alimentation des porcs, comme le thym et la menthe, a permis de réduire de 30 % la consommation d'antibiotiques, selon Yannick Le Bihan. De plus, l'installation de haies et de zones humides autour des bâtiments d'élevage permet de filtrer les effluents et de favoriser la biodiversité.

Un modèle économique à consolider

Yannick Le Bihan explique : « Nous avons réduit notre consommation d'eau de 20 % grâce à des systèmes de récupération et de recyclage. Mais le défi reste économique : les investissements nécessaires pour ces changements sont lourds, et les prix de vente ne suivent pas toujours. » La ferme a également investi dans un méthaniseur pour produire de l'énergie à partir du lisier, ce qui couvre 40 % de ses besoins en électricité.

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Un exemple pour l'élevage intensif breton

La Bretagne, région d'élevage intensif, est confrontée à des problèmes de pollution des eaux par les nitrates. La ferme de Kervoas montre qu'il est possible de concilier production et respect de l'environnement. « Nous voulons prouver que l'élevage intensif peut évoluer vers un système plus vertueux », déclare Le Bihan. L'initiative est soutenue par la Chambre d'agriculture de Bretagne, qui y voit un exemple à suivre pour d'autres exploitations.

Des résultats encourageants

Les premiers résultats sont prometteurs : une réduction de 30 % des émissions de gaz à effet de serre par kilogramme de viande produite, selon une étude interne. De plus, le bien-être animal s'est amélioré, avec une baisse de 15 % de la mortalité des porcelets. La ferme prévoit d'étendre ses pratiques à l'ensemble de son cheptel d'ici 2027.

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