Ce mardi, une quinzaine d'abattoirs du groupe Bigard, leader français et géant européen de l'industrie de la viande, ont été bloqués par des éleveurs à l'appel de la Fédération nationale des syndicats d'exploitants agricoles (FNSEA) et de la Fédération nationale bovine (FNB). Les actions se sont déroulées dans plusieurs régions : Tarn, Hauts-de-France, Maine-et-Loire, Orne et Sarthe, selon les médias locaux.
Des prix en chute libre
Les éleveurs protestent contre la baisse « brutale et injustifiée » des prix de la viande bovine qui sévit depuis le printemps. Dans un communiqué commun, la FDSEA et les Jeunes agriculteurs du Maine-et-Loire dénoncent : « Les cotations du jeune bovin ont perdu un euro du kilo en six mois. » Cette chute des prix intervient alors que les éleveurs subissent de plein fouet les conséquences de la canicule et de la sécheresse.
Un double discours dénoncé
Les organisations agricoles accusent le groupe Bigard de « tirer les prix vers le bas afin de constituer ses stocks à moindre coût, sans qu'aucun bénéfice ne soit répercuté sur les consommateurs ». La FNB qualifie la situation d'« inacceptable » et exige « des réponses immédiates », notamment une remontée des cotations. La FNSEA s'étonne du double discours des industriels : « On ne peut pas promettre davantage d'élevage en France, lutter contre la décapitalisation, défendre la souveraineté alimentaire… puis pénaliser les éleveurs quelques mois plus tard. » Les éleveurs refusent d'être « la variable d'ajustement d'une filière qui tient un double discours ».
Des conséquences pour toute la filière
Cette action coup de poing vise à faire pression sur le groupe Bigard, propriétaire des marques Bigard, Charal et Socopa. La baisse des prix menace la pérennité des élevages français et la souveraineté alimentaire du pays. Les éleveurs demandent une revalorisation rapide des cours pour assurer leur survie économique.



