Les cours de récréation sont désormais silencieuses, les élèves partis en grandes vacances. À la rentrée, le 1er septembre, ils seront moins nombreux à occuper les établissements scolaires. Dans le premier degré, les maternelles vont perdre 57 000 enfants, et l'élémentaire enregistrera un retrait de 68 000 enfants. Du côté du second degré, les collèges perdront 37 000 élèves, et les lycées 36 000, selon les chiffres de la direction DEPP du ministère de l'Éducation nationale.
Une chute des effectifs qui s'accélère
Cette chute des effectifs va s'accélérer année après année, liée à la baisse démographique constante dans l'Hexagone depuis 2010. À l'horizon 2035, la France comptera près d'1,7 million d'élèves en moins dans ses établissements publics et privés sous contrat, soit un recul de 14,2 % de la population scolaire actuelle.
Quels départements perdent le plus ?
La chute des effectifs n'épargnera aucun département de l'Hexagone, même si l'intensité peut varier dans les territoires. Elle est ainsi plus forte dans les départements du Nord et de l'Est. Pour ses projections, la DEPP a retenu un scénario basé sur un indice de fécondité qui s'établirait à 1,5 enfant par femme à l'horizon 2030, avant de se stabiliser. Ce taux engendre une baisse des effectifs.
Une baisse d'abord dans le premier degré
Cette baisse s'est d'abord fait sentir dans le premier degré dès 2016, avant de toucher le second degré en 2024. Sur la période 2025-2035, la baisse sera d'abord portée par le premier degré, qui perdra 933 000 élèves (-15,2 %). Et le second degré subira un contrecoup avec une diminution attendue de 743 800 adolescents (-13,2 %).
Des chiffres vertigineux à l'horizon 2035
En comparant 2025 à l'horizon 2035, la bascule devient vertigineuse. Dans le premier degré, les effectifs s'établiront à 5,2 millions d'élèves, contre 6,1 millions en 2025. Dans le second degré, la population scolaire s'établira à 4,8 millions, contre 5,6 millions d'élèves en 2025.
Les défis pour l'État
Pour l'État, ce recul de 1,7 million d'élèves d'ici 2035 pose des défis de taille, comme la gestion des postes d'enseignants et du maintien des infrastructures vieillissantes, confrontées notamment à des chaleurs excessives. Elle pose aussi question sur de nouvelles fermetures de classes, des restructurations d'établissements, ou sur la redéfinition de la très sensible carte scolaire.



