Plus de 350 personnalités du monde de la culture, dont des cinéastes, des écrivains et des artistes, ont signé une tribune publiée dans Le Monde pour exprimer leur soutien au cinéaste israélien Nadav Lapid. Ce dernier a été au cœur d'une polémique après avoir été invité à présenter son film dans plusieurs festivals, suscitant des appels au boycott de la part de militants propalestiniens.
Un appel à ne pas politiser les invitations
Dans cette tribune, les signataires affirment qu'inviter un artiste dans un festival ne signifie pas en faire un ambassadeur culturel. Ils dénoncent une tendance croissante à exiger des artistes qu'ils prennent position sur des conflits politiques, sous peine d'être exclus ou boycottés. « Un festival est un espace de dialogue et de création, pas un tribunal politique », écrivent-ils.
Une défense de la liberté artistique
Les signataires, parmi lesquels figurent des figures comme le philosophe Bernard-Henri Lévy, l'écrivaine Annie Ernaux ou le cinéaste David Cronenberg, appellent à préserver la liberté de création et d'expression. Ils estiment que les pressions exercées sur Nadav Lapid sont injustifiées et nuisent à la diversité culturelle. « Nous refusons que l'art soit pris en otage par des considérations politiques », insistent-ils.
Une polémique révélatrice
Cette affaire met en lumière les tensions croissantes autour du boycott culturel d'Israël, notamment dans le milieu du cinéma. Nadav Lapid, connu pour ses films engagés, avait déjà été critiqué pour ses positions critiques envers la politique israélienne. Pour ses défenseurs, l'inviter dans un festival ne cautionne pas le gouvernement israélien, mais permet au contraire un débat nécessaire.
La tribune conclut en appelant les organisateurs de festivals à ne pas céder aux intimidations et à continuer d'inviter des artistes de tous horizons, sans condition politique. « La culture est un pont, pas un mur », rappellent-ils.



