Restauration des vitraux de Soubès : un chantier dévoile leurs origines historiques
Restauration vitraux Soubès : origines historiques révélées

Un chantier de restauration minutieux révèle les secrets des vitraux

La restauration des huit vitraux de l'église Sainte Marie-Madeleine à Soubès, dans l'Hérault, s'est achevée le mercredi 11 mars 2026, marquant la fin d'un projet d'un an confié par la mairie aux maîtres verriers Clotilde Gontel et Aurélie Dupin de l'entreprise Verre et vitrail. Ce chantier complexe a non seulement redonné tout leur éclat aux œuvres d'art mais a également permis de dévoiler une partie de leur origine historique, enrichissant ainsi la connaissance du patrimoine local.

Des défis techniques surmontés grâce à une collaboration exceptionnelle

Le travail s'est avéré particulièrement compliqué en raison de la diversité des caractéristiques des vitraux, qui relevaient de trois ateliers distincts. "Le travail a été compliqué car, les vitraux relevant de trois ateliers distincts, leurs caractéristiques étaient différentes", explique Aurélie Dupin. Les difficultés d'accessibilité pour les deux vitraux du transept ont nécessité l'intervention des cordistes de Chat perché de Pégairolles-de-l'Escalette, car l'empiètement des autels empêchait l'installation d'un échafaudage.

Romain Chelveder, spécialiste des travaux en hauteur, avoue : "On a tremblé au cours du descellement des cadres car on craignait qu'ils nous restent dans les mains". Cette intervention était une première pour lui, soulignant le caractère exceptionnel de ce chantier. Les vitraillistes sont revenues en juin et en octobre pour effectuer la dépose et repose des vitraux au fur et à mesure de leur réparation minutieuse réalisée dans leur atelier près du Vigan, dans le Gard.

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Découvertes historiques lors du décrassage

La restauration a permis des révélations fascinantes. Lors du décrassage des vitraux de la Vierge-Marie et de Saint-Roch, sont apparues la date de 1864 et la signature du vitrailliste Fulcrand Brunet de Montpellier. De même, ceux de Saint-Louis et de Jésus proviennent de l'atelier Saint-Blancat de Toulouse, datant de 1913. Ces découvertes apportent un éclairage précieux sur la provenance des œuvres, même si les autres vitraux conservent encore leur mystère.

Parmi les vitraux les plus endommagés figuraient celui de Saint-Isidore dans le chœur et celui de la Vierge-à-l'Enfant dans le transept, dont le visage était cassé avec des pièces manquantes. Après les travaux de Verre et vitrail, ces œuvres ont retrouvé toute leur superbe, témoignant du savoir-faire des artisans.

Un investissement pour le patrimoine communal

Ce chantier d'un montant de 29 310 € HT a bénéficié d'une subvention du Département de 9 800 €, représentant 33 % du coût total. Il constitue le premier acte de la restauration complète de l'église, avec des devis déjà établis pour la reprise du sol et des peintures. Notons qu'un neuvième vitrail, situé sur le pignon sud, avait été restauré en urgence en janvier 2025 par la vitrailliste soubésienne Anne Salvagnac.

Cette restauration exemplaire démontre l'importance de préserver le patrimoine historique tout en favorisant la collaboration entre différents corps de métier. Les vitraillistes et cordistes, ravis d'avoir travaillé main dans la main, ont contribué à sauvegarder un élément majeur du patrimoine religieux et artistique de Soubès.

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