L'Aspit alerte sur les risques immobiliers pour le patrimoine testerin
Patrimoine testerin menacé par des projets immobiliers

L'Aspit mobilisée contre les menaces sur le patrimoine testerin

Depuis dix-huit ans, l'Association de sauvegarde du patrimoine immobilier testerin (Aspit) œuvre activement pour protéger les bâtiments et les arbres remarquables de la ville. Vendredi 20 février, lors de son assemblée générale annuelle, la présidente Nicole Léglise a dévoilé une série d'actions et d'inquiétudes concernant l'avenir du patrimoine local.

Un questionnaire aux candidats municipaux

Nicole Léglise a indiqué avoir envoyé aux candidats aux élections municipales un questionnaire détaillé en dix points. L'objectif est de connaître leurs engagements concrets en matière de sauvegarde et de protection du patrimoine testerin, avec un focus particulier sur les 83 bâtiments classés dans les annexes du Plan local d'urbanisme (PLU). L'association espère pouvoir diffuser les réponses obtenues dès le mois de mars, offrant ainsi une transparence nécessaire aux citoyens.

Les dossiers sous surveillance en 2025

La présidente de l'Aspit a énuméré plusieurs situations préoccupantes pour l'année 2025 :

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  • Le conservatoire de musique, dont l'avenir semble compromis selon elle.
  • La démolition de l'Auberge basque, un bâtiment pourtant classé municipalement. Nicole Léglise rappelle avec fermeté que le permis de démolir aurait dû faire l'objet d'un affichage obligatoire sur site, ce qui n'a pas été le cas. Cette omission a empêché l'association de réagir à temps pour s'opposer à cette destruction.

Des aménagements urbains critiqués

La vice-présidente Christine Castaing est ensuite intervenue pour critiquer les récents aménagements de la rue du Port. Elle a affirmé que la promesse d'une rue à l'esthétique soignée n'avait pas été tenue, déplorant notamment le choix des équipements publics. « On a des abat-jour bleus et des cercueils noirs », a-t-elle déclaré, en référence aux pots végétalisés et aux bancs installés. Elle a également remis en question la mise à sens unique de cette rue, jugée inadaptée à la configuration spécifique du centre-ville.

L'hôtel Lalanne et la place Jean-Hameau en péril

L'association a exprimé de vives réserves concernant plusieurs éléments du patrimoine :

  1. La présence d'une fresque monumentale sur l'hôtel Lalanne, un édifice du XVIIe siècle, ainsi que le manque d'entretien général du site.
  2. L'installation d'un ascenseur dans ce qui est aujourd'hui une Maison de quartier, au détriment d'une salle d'époque parfaitement conservée, un choix que l'Aspit regrette amèrement.

Pour 2026, l'attention de l'association se portera sur plusieurs points cruciaux :

  • Le sort du conservatoire de musique.
  • La protection des arbres remarquables de Sécary.
  • L'avenir de la place Jean-Hameau, où un projet d'immeuble est prévu à la place de l'ancienne banque. Selon l'Aspit, ce projet entraînerait « une véritable asphyxie du centre-ville et de cette place », une perspective qui suscite une vigilance extrême.

L'Aspit reste donc plus que jamais sur le qui-vive, déterminée à défendre le caractère unique et historique de Testerin face aux pressions immobilières croissantes.

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