À 72 ans, Patrick Sébastien a déjà tout prévu pour sa fin de vie. L'ancien animateur du Plus Grand Cabaret du monde a révélé dans l'émission Isa TV d'Isabelle Morini-Bosc, diffusée la semaine dernière, qu'il a fait construire sa tombe dans la cité médiévale de Martel, dans le Lot. Une décision mûrement réfléchie, liée à son attachement pour ce village où il possède une maison depuis 1978.
Un choix guidé par la gratitude et le souvenir de son fils
« J'ai ma maison à Martel depuis 1978 », a-t-il expliqué. « C'est un village formidable et j'ai voulu rendre un peu de ce qu'il m'a donné, donc je serai enterré là-bas. » Une décision également motivée par la présence de son fils, dont le corps a été rapatrié à proximité. « Mon fils était enterré ailleurs. J'ai fait rapatrier son corps à quelques kilomètres de chez moi, et j'irai le rejoindre bientôt. On sera très bien tous les deux », a-t-il confié, comme l'a rapporté TV Magazine.
L'interprète du Petit Bonhomme en Mousse a également évoqué son état de santé, précisant qu'il est « en parfaite santé », qu'il a « arrêté de boire à 32 ans » et qu'il ne se drogue pas, contrairement à certains de ses amis « dedans jusqu'au cou ».
Des bancs de conversation pour animer sa dernière demeure
Patrick Sébastien espère également dynamiser le tourisme local, « comme dans le village où est enterré Jean Ferrat ». Pour cela, il a prévu « quelque chose de très marrant » : des « bancs de conversation » dessinés par son « ami Jean-Luc, qui est mort il y a une semaine ». « De chaque côté de ma tombe, il y aura deux bancs où des gens pourront s'asseoir et discuter de choses qui me tenaient à cœur. C'est chouette, j'ai une belle vue aussi », a-t-il souligné avec malice.
L'humoriste a toutefois renoncé à un détail : « Je voulais faire mettre un cendrier mais j'ai peur qu'on me le gaule », s'est-il repris, pour chasser les pensées liées à son ami disparu.
Une philosophie de vie tournée vers le présent
En attendant, dans un monde où « on peut crever à tout âge », l'ancien animateur compte simplement « privilégier chaque instant présent ». Une philosophie qui n'exclut pas une certaine lucidité sur l'état de la société : « La société telle qu'elle est aujourd'hui […] Ça ne me ferait vraiment pas chier de mourir demain matin, ça me ferait chier pour mes enfants. Est-ce qu'on a le droit de leur laisser ça », a conclu le père d'Olivier, né en 1980, de Benjamin, né en 1991 et de Lily, adoptée en 2007.



