Nîmes célèbre la romanité avec un défilé de légionnaires et un village gallo-romain
Nîmes célèbre la romanité avec défilé de légionnaires

Du jardin du musée de la Romanité à l’Esplanade, Nîmes vit à l’heure de la romanité et du défilé de légionnaires. Ce samedi 25 avril, en matinée, plusieurs centaines de reconstituteurs issus d’une vingtaine de troupes, dont beaucoup venues d’Italie, ont participé au défilé historique sur le parvis des arènes. Le public, nombreux et enthousiaste, a suivi ces personnages d’un autre temps.

Un défilé historique très suivi

Philippe Ciciarelli, vice-président de Lorica Romana, troupe fidèle des Journées romaines nîmoises, a savouré ce moment : « Là, on y est ! Le public n’ose pas trop venir échanger avec nous car ils pensent que nous sommes Italiens. On fait exprès de parler un peu plus fort en français pour susciter le dialogue. » Ce défilé permet d’approcher les acteurs du spectacle Spartacus, donné aux arènes plus tard dans l’après-midi et encore ce dimanche. Bien en rang, les légionnaires ont exécuté un tour des arènes, tandis que d’autres ont fait un crochet par le village gallo-romain avant de se rendre vers la gare et de revenir sur leurs pas.

Le village gallo-romain : immersion et inventions

Sur l’Esplanade, un village gallo-romain, à deux pas du marché antique avec une quarantaine de commerçants, propose une immersion haute en couleurs. Le public y trouve un forgeron tatoué, des Gaulois moustachus qui ont dressé la liste des inventions de leurs ancêtres : le savon, la cotte de maille, la chasse, la charcuterie, le tonneau, la braie (pantalon), les œuvres d’art en spirale, la faux, pour ne citer que ces exemples. Les Compagnons du devoir Occitanie exposent également leur savoir-faire, sans oublier les stands de céramique, d’atelier de cordage, des cultes et des jeux en bois.

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La médecine romaine expliquée au musée

Non loin de l’amphithéâtre, au jardin du musée de la Romanité, au pied d’un vestige de l’ancien rempart, la compagnie Pax Augusta explique aux visiteurs ce qu’était la médecine au temps des Romains. On y trouve des spatules et d’autres objets plus effrayants qui permettaient de sortir par la tête les fœtus sans vie. « Contrairement à ce qu’on a pu entendre, César n’est pas né après la pratique d’une césarienne car c’était beaucoup trop risqué à l’époque et il fallait à tout prix sauver les femmes », explique un membre de la compagnie. Il rappelle que la médecine a été introduite progressivement dans le monde romain par les esclaves grecs. Le médecin des gladiateurs avait un rôle important car ce sport de combat ne devait pas finir par la mort, contrairement à une idée reçue, et il fallait soigner pour rétablir au plus vite les combattants de l’arène.

La gladiature mise en scène

Cette précision permet de faire le lien avec l’atelier proposé à quelques mètres de là par la compagnie Acta. Elle a décrit la sublimation des Romains des duels entre gladiateurs en prenant à témoin le public massé dans l’amphithéâtre. L’homme qui finissait au sol était ainsi le perdant, comme une mise en scène de l’échec. Les Journées romaines de Nîmes offrent ainsi un voyage dans le temps riche en découvertes, alliant spectacle, histoire et interaction avec le public.

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