Le président de la République, Emmanuel Macron, inaugurera mercredi à Londres l'exposition consacrée à la tapisserie de Bayeux, prêtée exceptionnellement au British Museum. Cette pièce maîtresse du patrimoine médiéval français quitte pour la première fois le territoire national depuis sa création, au XIe siècle.
Un prêt historique au British Museum
La tapisserie de Bayeux, brodée vers 1070 et inscrite depuis 2007 au registre Mémoire du monde de l'UNESCO, est habituellement conservée au Musée de la Tapisserie de Bayeux, en Normandie. Elle mesure environ 70 mètres de long et relate la conquête de l'Angleterre par Guillaume le Conquérant, vainqueur de la bataille d'Hastings en 1066.
Cette exposition, qui se tient au British Museum à Londres, marque une étape importante dans les relations franco-britanniques. Selon le communiqué de l'Élysée, le prêt a été rendu possible grâce à une coopération étroite entre les deux institutions muséales et les gouvernements des deux pays.
Une inauguration de haut niveau
Emmanuel Macron effectuera ce déplacement à Londres mercredi, où il rencontrera également le Premier ministre britannique, Rishi Sunak, en marge de l'inauguration. Cette visite s'inscrit dans le cadre du sommet franco-britannique, qui doit aborder des sujets bilatéraux et internationaux.
La tapisserie sera présentée au public londonien jusqu'au mois de mars 2025, avant de regagner la Normandie. Les organisateurs espèrent attirer un large public, notamment les touristes et les amateurs d'histoire médiévale.
Un patrimoine partagé
Cette exposition offre une occasion unique de redécouvrir un chef-d'œuvre de l'art roman, témoin des liens historiques entre la France et l'Angleterre. Les conservateurs du British Museum ont mis en place un dispositif de présentation spécifique pour garantir la conservation de l'œuvre, notamment en contrôlant la lumière et l'humidité.
Le prêt de la tapisserie de Bayeux est considéré comme un geste de coopération culturelle majeur, renforçant les échanges entre les deux pays. Selon les responsables du musée de Bayeux, cette exposition pourrait également attirer davantage de visiteurs vers la Normandie, où l'œuvre originale sera de retour après cette période londonienne.



