Le Lébous, site néolithique exceptionnel, au cœur d'une rencontre patrimoniale à Saint-Mathieu-de-Tréviers
Le Lébous, site néolithique, au cœur d'une rencontre patrimoniale

Une rencontre passionnante autour du patrimoine néolithique

Vendredi 6 février, une rencontre enrichissante s'est tenue en mairie de Saint-Mathieu-de-Tréviers, dans l'Hérault, réunissant des membres de l'association Les guides du Languedoc et des experts locaux. Organisée par Margareth Alcaide, guide conférencière, cette journée était placée sous le thème du Néolithique, mettant en avant le site archéologique exceptionnel du Lébous.

L'expertise de l'archéologue Wilfrid Galin

L'archéologue Wilfrid Galin de l'INRAP, spécialiste en archéologie préventive, a apporté son expertise détaillée sur le site situé sur la crête qui s'étire dans le prolongement du village. Il a souligné que "le patrimoine archéologique est un bien collectif qui doit être protégé du pillage, afin de ne pas déchirer les pages de notre histoire", mettant en lumière les richesses patrimoniales fragiles et non renouvelables du Lébous.

Découverte et fouilles historiques

En préambule, il a été rappelé que le site fut découvert après que Maurice Rougé eut mis au jour plusieurs fossiles en labourant un champ lui appartenant. À partir de 1956, des fouilles ont été menées par le docteur Jean Arnal, archéologue de renommée mondiale, aux côtés d'Henri Martin-Granel, une autre sommité dans le domaine.

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Caractéristiques uniques du site

Daté du Chalcolithique (âge du cuivre), le Lébous reçut à sa découverte le surnom de château en raison de sa ressemblance frappante avec une forteresse médiévale sur plan, bien qu'il ait été construit près de 3 000 ans avant le château de Montferrand qui le domine aujourd'hui. Cette fortification du XXIVᵉ siècle avant notre ère, d'une superficie d'environ 50 mètres sur 75, comprend dix tours rondes et des éléments architecturaux remarquables pour l'époque. Les cabanes et tours en ruine, réutilisées plus tard par les Wisigoths, restent encore visibles.

État actuel et projets futurs

Toutefois, très dégradé, le Lébous, classé Monument historique en 1965, n'est accessible au public que lors des Journées du patrimoine. Alain Gibaud, conseiller municipal délégué à la valorisation du patrimoine et auteur d'une tribune mensuelle dans le Guetteur de Montferrand, a accueilli le groupe et remercié la famille Ravaille, propriétaire des lieux. Il a laissé entendre que la commune souhaiterait, dans les prochaines années, engager une mise en valeur du site pour mieux le protéger et le faire découvrir.

Cette rencontre a permis de renforcer la sensibilisation à l'importance de la préservation du patrimoine archéologique local, tout en ouvrant des perspectives pour son avenir.

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