La Rochelle candidate au titre de capitale européenne de la culture ? L'idée relancée
La Rochelle candidate capitale européenne de la culture ?

La Rochelle candidate au titre de capitale européenne de la culture ? L'idée relancée

Après Paris en 1989, Lille en 2004, Marseille en 2013 et Bourges en 2028, la ville de La Rochelle pourrait-elle prétendre au prestigieux titre de capitale européenne de la culture ? Cette question a été relancée il y a quelques jours par la candidate socialiste Maryline Simoné, qui propose d'ouvrir un nouveau chapitre culturel pour la cité rochelaise.

Une ambition culturelle pour La Rochelle

Dans un court texte, Maryline Simoné affirme que La Rochelle possède l'histoire, l'énergie et la vision nécessaires pour porter cette ambition culturelle d'envergure européenne. « Il est temps d'ouvrir un nouveau chapitre culturel rochelais dans toutes ses dimensions pour notre ville », écrit-elle, soulignant que cette proposition sort du lot dans une campagne municipale où la culture n'est généralement pas citée parmi les chantiers prioritaires.

Le projet serait certes ambitieux et complexe à mettre en œuvre, nécessitant un montage financier conséquent, la création d'une équipe dédiée et l'élaboration d'un programme artistique complet. Le coût est estimé à plusieurs dizaines de millions d'euros. Cependant, les retombées potentielles en termes économiques, de notoriété et d'opportunités pourraient être à la hauteur des investissements, si l'on se réfère aux expériences des villes qui se sont déjà lancées dans cette aventure culturelle européenne.

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Un projet qui n'est pas tout à fait nouveau

À La Rochelle, l'idée d'une candidature au titre de capitale européenne de la culture n'est pas complètement inédite. En 2013, sous le mandat du socialiste Maxime Bono, le Conseil de développement de l'Agglomération de La Rochelle avait produit un petit rapport suggérant ce projet à l'équipe municipale en place.

À l'époque, le président du Conseil Guy Chézeau avait écrit : « La culture, richesse de l'intelligence mais également puissant levier économique est une fonction très présente sur le territoire Rochelais. Cette candidature pourrait constituer un projet fédérateur porté par ses habitants et permettre de s'ouvrir aux territoires voisins en vue d'un partage. » Malgré cette réflexion initiale, l'affaire en était restée là, sans suite concrète.

Le précédent du dossier Unesco et la concurrence avec Rochefort

Parallèlement, la Ville de La Rochelle avait avancé sur un autre dossier patrimonial important : une demande de classement de son patrimoine à l'Unesco. À l'époque où Jean-Pierre Raffarin était Premier ministre, ce dernier avait même accusé réception de la demande. Mais ce projet a également été abandonné par la suite.

Une difficulté supplémentaire réside dans la proximité géographique avec Rochefort, qui porte depuis les années 2000 le souhait de faire classer son arsenal et sa Corderie royale à l'Unesco. Or, selon les règles en vigueur, deux villes aussi voisines ne peuvent candidater dans un même département pour ce type de reconnaissance patrimoniale. Face à cette situation, La Rochelle s'est alors élégamment retirée de la course au classement Unesco, comme le rappelle une mémoire vive de la Ville.

Cette nouvelle proposition de Maryline Simoné relance donc le débat sur la place de la culture dans le développement de La Rochelle, avec un projet qui, s'il est ambitieux et coûteux, pourrait redynamiser l'attractivité culturelle de la ville et de sa région.

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