À la Maison du mineur, à La Grand-Combe, Laurent Aiglon a récemment guidé une dizaine de visiteurs, venus en famille, dans l’intérieur reconstitué d’une habitation de la première moitié du XXe siècle. Ce saut dans le passé a permis de redécouvrir le quotidien des familles de mineurs, où chaque objet raconte une manière de vivre, de l’enfance à l’âge adulte.
Des objets chargés d'histoire
Le seau à boulets a servi à évoquer le transport des « œufs » de charbon, indispensables pour alimenter le fourneau. L’électricité était déjà présente, mais l’eau courante n’existait pas encore. Il fallait aller à la fontaine, remplir la cruche puis la bassine pour laver le mineur à son retour du fond. Le cabas accompagnait le repas, pris en vingt minutes à la mine. Le vélo restait un moyen de transport essentiel, tandis que la radio marquait une véritable révolution dans les foyers.
Les traditions du dimanche
Laurent Aiglon a également rappelé la bugade du dimanche, jour choisi pour laver le linge blanc, lorsque les cheminées de l’activité minière ne crachaient pas leur fumée noire. Ces moments de partage ont permis aux visiteurs de mieux comprendre la vie difficile mais riche de sens des mineurs et de leurs familles.
Cette visite, ouverte à tous, a été l’occasion de raviver la mémoire d’un patrimoine industriel et humain précieux pour la région. La Maison du mineur continue ainsi de transmettre l’histoire aux générations futures, à travers des objets du quotidien qui témoignent d’une époque révolue.



