Sainte-Livrade-sur-Lot lance un musée de la Mémoire et de l'Histoire au Cafi
Le Conseil municipal de Sainte-Livrade-sur-Lot a officiellement validé, lors de sa séance du 25 février, le plan de financement du futur musée de la Mémoire et de l'Histoire. Ce projet ambitieux, estimé à près de 4,5 millions d'euros, vise à transformer trois barres non réhabilitées du site du Cafi, classées aux Monuments historiques depuis 2012, en un lieu culturel et mémoriel d'envergure.
Un projet unique en France pour transmettre l'histoire
Le maire, Pierre-Jean Pudal, souligne que ce musée représente un « levier majeur de transmission mémorielle ». Le site du Cafi, témoin de vagues de rapatriement, d'internement et de déplacements forcés, incarne une page complexe de l'histoire française. L'objectif est d'en faire un pilier pour explorer l'histoire locale et nationale, en mettant en lumière des récits multiples et souvent méconnus.
Financement détaillé et soutiens institutionnels
Le plan de financement validé repose sur un montage financier solide, incluant des aides de plusieurs acteurs :
- Union européenne : 300 000 euros
- État français : 1,11 million d'euros
- Région : 682 800 euros
- Communauté d'agglomération du Grand Villeneuvois (CAGV) : 611 000 euros
- Département : 187 000 euros
- Banque des Territoires et Drac : participations confirmées
La part communale est estimée à 744 833 euros, démontrant l'engagement de la municipalité dans ce projet structurant.
Débats et perspectives historiques
Lors du conseil municipal, des élus ont soulevé des questions sur la portée historique du musée. Jean-Paul Péreuil, élu d'opposition, a interrogé sur l'intégration de l'histoire de la Poudrerie. André Forget, adjoint, a précisé que le musée ne se limitera pas à une seule lecture, mais embrassera « plusieurs histoires liées à ce site ». Le cabinet bordelais Scarabée est chargé d'imaginer un musée fidèle à la réalité du terrain, intégrant ces multiples facettes.
Parallèlement, la question de la réparation financière pour les familles de rapatriés d'Indochine, une partie importante de l'histoire du Cafi, reste d'actualité. Une proposition de loi de reconnaissance est en cours d'examen au Sénat, bien qu'aucun détail sur les montants alloués n'ait été communiqué à ce jour.
Ce projet, soutenu par des associations comme le CEP-Cafi, vise à créer un espace de culture et de transmission unique, contribuant à préserver et à partager une mémoire collective riche et diversifiée.



