Samedi 25 juillet, alors qu'il était venu passer quelques jours dans le village de son enfance, le Toulonnais Patrick Fabre n'a pu dissimuler sa grande émotion. La cause de cette émotion : la découverte d'archives familiales, et plus particulièrement du diplôme de la "Médaille d'honneur des épidémies" remis à son arrière-grand-père, le docteur Henri Fabre. Cette découverte a eu lieu au cours d'une visite dans la maison située au 5 rue du Lévejac, aujourd'hui propriété du couple Galzin.
Une famille de médecins et de maires
Les Fabre sont une authentique famille saint-romaine où l'on est docteur de père en fils, installée dans l'importante bâtisse édifiée en 1848. En consultant les archives de la commune, on retrouve trace du plus ancien praticien, Eugène Fabre, qui fut aussi maire du village de 1887 à 1892. Son fils Henri lui succéda à la fois comme médecin et comme premier magistrat de la commune de 1892 à 1926, sous l'étiquette "Républicain indépendant". Pendant 34 ans, le docteur Henri Fabre a donc exercé la fonction de maire, en plus de son métier de médecin.
L'épidémie de typhoïde de 1904
C'est au cours de l'épidémie de typhoïde de l'année 1904 que son dévouement exceptionnel fut reconnu, plus particulièrement au village de Montjaux où la contagion était plus violente. Par arrêté du 15 décembre 1904, Émile Combes, alors président du Conseil et ministre de l'Intérieur, décerna la médaille d'honneur des épidémies au docteur Fabre, maire de Saint-Rome-de-Tarn, pour son dévouement. Cette médaille, créée en 1885, récompensait les personnes qui se distinguaient par leur courage et leur abnégation lors d'épidémies.
Patrick Fabre, devant la maison familiale, a présenté ce précieux document. "Je suis très ému de retrouver ce témoignage de l'engagement de mon aïeul", a-t-il confié. Ce diplôme, conservé précieusement par la famille, est un symbole de l'histoire locale et de la lutte contre les maladies au début du XXe siècle.
L'article original a été rédigé par un correspondant de Midi Libre et publié le 30 juillet 2026. Il met en lumière l'importance de la mémoire familiale et de l'histoire des communes rurales de l'Aveyron.



