Denise Viale, institutrice emblématique de Hyères et des îles d'Or, a soufflé ses 100 bougies le 17 août 2026, lors d'une cérémonie émouvante à la résidence Les Cardinales, en présence de sa famille et des élus locaux. La maire de Hyères, Véronique Bernardini, a salué « une vie romanesque, jalonnée de dévouement, d'amour et de transmission ».
Une célébration en présence des élus et de la famille
Entourée de bouquets et d'une grande tarte, Denise Viale a reçu les hommages de la maire Véronique Bernardini, de l'adjoint spécial de Port-Cros William Seemuller, et d'Isabelle, l'une de ses petites-filles. La maire a souligné l'implication de la famille Viale dans la vie publique locale, rappelant que Denise était l'épouse de Jacques Viale, adjoint spécial du Levant de 1957 à 1984, et la mère de feu Jean-Louis Viale, adjoint spécial de 2014 à 2018, disparu en 2018.
William Seemuller a retracé les grands chapitres de la vie de la centenaire, témoin de l'histoire des îles d'Or, concluant par des vers d'Aragon. Sa petite-fille Isabelle, émue, a déclaré : « Je veux simplement te dire merci pour la famille et les valeurs », ajoutant : « Et pour le temps qu'il te reste, je te souhaite simplement qu'il soit le plus doux possible ».
Une institutrice qui a marqué les esprits
Denise Viale a transmis sa ténacité à ceux qui ont croisé son chemin. Ses voisines de la rue Barbacane, Jacqueline et Monique, témoignent : « C'était une maîtresse importante, même si on ne l'a jamais eue en classe », confie Jacqueline, devenue institutrice, inspirée par Denise. Une autre femme se souvient d'un livre offert par Denise qui lui a transmis le goût de la lecture et contribué à sa vocation d'enseignante.
Une vie partagée entre les îles d'Or et le continent
Née avenue Godillot à Hyères en 1926, Denise Viale a grandi dans une famille modeste et est devenue institutrice avant la fin de la Seconde Guerre mondiale. Affectée au Levant fin 1944, elle y rencontre Jacques Viale, qu'elle épouse en 1947. Le couple a eu quatre enfants : Jean-Louis, Sylvette, Michèle et Gilbert. Elle a enseigné dans les écoles du Levant (1945-1947), de Port-Cros (1948-1956) et de Jules Michelet (1957-1971).
Après sa carrière, Denise est retournée au Levant en 1971 pour aider son mari et ses belles-sœurs au restaurant de La Réserve, puis a participé à la reprise du Gambaro en 1976. Sa vie a été marquée par des épreuves : la disparition de son bébé Gilbert en 1960, de son mari en 2006 et de son fils Jean-Louis en 2018.
Pour ses 100 ans, une trentaine de proches, certains venus de Bretagne, se sont réunis dans sa résidence seniors hyéroise, où elle s'est installée en 2024, « quand elle a senti que c'était le moment », a révélé Isabelle. Jusqu'à 98 ans, elle a vécu seule, fidèle à son indépendance et à son caractère bien trempé, qu'elle cultive encore à 100 ans.



