Castellar raconté autrement grâce à des panneaux historiques
Depuis une dizaine de jours, la cité de Castellar s'est dotée de quinze écriteaux qui relatent l'histoire de chaque rue et des anecdotes savoureuses du village. Ce projet, porté par la passionnée locale Françoise Crivelli avec le soutien financier et logistique de la mairie, vise à préserver l'identité du lieu. Les panneaux, au graphisme soigné par sa fille Clémentine pour s'harmoniser avec les tons ocre des maisons, sont installés aux endroits stratégiques de la commune.
Des anecdotes historiques et culturelles révélées
Grâce à ces panneaux, les habitants ont redécouvert des éléments comme les crochets de boucher dans la rue de la République, rappelant qu'au début du XXe siècle, un commerçant tuait un bœuf pour les fêtes. On apprend aussi que Marie-Thérèse Walter, muse de Picasso, a vécu à Castellar dans les années 60, s'intégrant discrètement à la vie locale. Autre fait méconnu : la chanson « Le Travail c'est la santé » d'Henri Salvador est née ici en 1964, inspirée par une conversation lors d'une fête au restaurant La Renaissance.
Une passionnée au service de la mémoire collective
Françoise Crivelli, issue de vieilles familles castellaroises, collecte depuis des décennies des documents et photos sur la commune, avec près de 8 000 pièces archivées. Elle préside l'Association de protection du patrimoine et de l'environnement de Castellar (Appec), qui œuvre à animer le village et préserver son patrimoine. L'association a déjà récolté 130 adhérents en trois mois et propose des séries sur Facebook pour partager regards d'habitants et d'artistes.
Événements à venir pour valoriser le patrimoine
Deux événements sont programmés : une visite historique du village dimanche 12 avril à 10h30 au départ du lieu-dit La Croix, et une conférence sur l'abri Pendimoun le 18 avril à 14h30 au musée de la préhistoire de Menton. Ces initiatives visent à éviter que des pans d'histoire ne tombent dans l'oubli, comme l'illustre l'anecdote où Françoise a sauvé des archives brûlées à l'église, remontant aux Lascaris.
Ce projet de panneaux s'inscrit dans une démarche plus large pour dynamiser Castellar, en mettant en valeur ses ferronneries du XVIe siècle, anneaux pour le bétail, et lavoir, affirmant ainsi son caractère unique à protéger.



