Sébastien Castella, torero et entrepreneur, sauve les arènes de Béziers
Castella sauve les arènes de Béziers et relance la Feria

Sébastien Castella, torero et entrepreneur, sauve les arènes de Béziers

Le torero biterrois Sébastien Castella est devenu le personnage majeur de l'organisation de la Feria de Béziers. Lors de la présentation de la Feria 2026, il a révélé son engagement total, à la fois personnel et professionnel, pour sauver financièrement les arènes de la ville.

Un investissement crucial pour Betarra

Afin de sauver Betarra, la société gestionnaire des arènes de Béziers qui avait été placée en redressement judiciaire, Sébastien Castella a injecté des capitaux et en est devenu l'actionnaire majoritaire. "Ma contribution financière personnelle fait partie intégrante de mon engagement envers Béziers", explique-t-il. "Béziers, ce sont mes arènes, c'est ma maison, c'est toute ma vie en tant que figura de la tauromachie."

Le torero insiste sur sa responsabilité en tant qu'entrepreneur, soulignant que cet engagement correspond à une démarche totale, mêlant sa carrière de matador et son nouveau rôle de gestionnaire. "Je suis ici pour travailler pour la ville, sachant que ma carrière de matador se poursuit", précise-t-il.

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Une restructuration et une vision pour l'avenir

Castella et son associé Olivier Margé ont hérité d'une situation complexe lors de la reprise de la gestion des arènes. "L'essentiel est qu'aujourd'hui, nous avons remis de l'ordre et engagé un processus de restructuration sérieux et responsable", déclare le torero. Il reconnaît que le rôle d'entrepreneur est nouveau pour lui, mais il endosse ses responsabilités avec détermination.

Pour dynamiser les arènes, Castella prévoit d'organiser davantage d'événements hors tauromachie, tels que le salon de l'agriculture, l'événement "l'Amérique aux arènes" ou le concert de Roberto Alagna. "Il est important de faire vivre les arènes toute l'année", affirme-t-il.

La Feria 2026 : une identité renouvelée

Au niveau de la Feria, un grand pas a été fait dans l'organisation des cartels. Castella souhaite donner une identité propre à la Feria de Béziers, en privilégiant un dialogue avec l'art, la culture et la société. "On voulait faire de chaque cartel un véritable événement, avec les stars du toreo et les nouveaux talents", explique-t-il.

Il rejette cependant l'idée d'être le "boss" de Betarra, insistant sur le travail d'équipe avec Olivier Margé. "Betarra, c'est une équipe, il n'y a pas de boss. Le boss, c'est Olivier et moi-même", souligne-t-il.

La Feria off : un pari sur la jeunesse

Castella densifie la Feria off pour renouveler l'aficion et mettre en avant les jeunes toreros français. "L'objectif de la Feria off est d'offrir un éclairage à la jeunesse pour lui donner de la visibilité", déclare-t-il. Il organise tous les cartels avec l'accord d'Olivier Margé, incluant un challenge entre toreros et des opportunités pour les jeunes matadors français.

Ce deuxième festival est un pari, mais Castella espère attirer le public d'autres régions avec huit toreros français. "Il faut être ambitieux mais rester raisonnable", tempère-t-il.

Absences marquées dans les cartels

Les cartels de la Feria 2026 ont été salués, mais deux absences notables sont à déplorer : Borja Jimenez et Clemente. Castella a tenté de les inclure pour clôturer la Feria avec un cartel de prestige, mais les négociations n'ont pas abouti. "Je respecte leur choix même si je le regrette", confie-t-il, expliquant qu'il voulait honorer leurs triomphes récents à Béziers.

Malgré ces absences, Castella se dit très heureux du travail accompli pour la présentation de la Feria, fruit de mois de préparation. Sa vision pour Béziers est claire : "Personnellement, je veux que Béziers ait sa propre identité. C'est le plus important."

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