Pour les touristes de passage en Bretagne, les menhirs de Carnac suscitent une certaine incompréhension. Dans sa chronique estivale publiée le 8 juillet 2026, Mara Goyet évoque les principaux lieux de mémoire français à travers ce qu'en disent les internautes.
L'imaginaire débridé des visiteurs
Il faut se représenter la joie, l'excitation des visiteurs qui s'apprêtent à découvrir les alignements mégalithiques de Carnac. Ils emportent tout un imaginaire débridé : la préhistoire, les contes et légendes celtiques, la puissance des pierres, le ciel étoilé, les mystères et secrets d'un autre temps.
Et puis ils y sont. Et ils voient… des cailloux. De formidables cailloux totalement minéraux, en pierre véritable. Reste à se laisser enchanter par la magie et l'esprit des lieux, par les explications du guide ou par sa force intérieure. Ce n'est pas toujours évident.
Le décalage entre l'attente et la réalité
Gustave Flaubert avait, à cet égard, noté ce décalage. La chronique de Mara Goyet, intitulée « Quand on imagine Carnac, on imagine la magie celtique… Ben vous allez être déçus… », souligne avec humour cette confrontation entre l'imaginaire collectif et la réalité minérale du site.
Selon l'essayiste, les touristes arrivent avec des attentes nourries de mystère et de spiritualité, mais se retrouvent face à des pierres brutes. L'enchantement dépend alors de la capacité à se laisser porter par l'atmosphère, le discours du guide ou sa propre sensibilité.
Un regard ironique sur le tourisme de mémoire
Cette chronique, réservée aux abonnés, s'inscrit dans une série estivale où Mara Goyet décrypte les grands lieux de mémoire français à travers les commentaires laissés par les internautes. Elle propose un regard à la fois tendre et ironique sur la manière dont les visiteurs vivent leur expérience patrimoniale.
L'article, qui nécessite un abonnement pour être lu intégralement, invite à réfléchir sur la construction de l'imaginaire touristique et sur la réalité parfois décevante des sites historiques.



