Garons accueille la 36e édition du Salon européen du flacon à parfum
Ce dimanche 29 mars, la salle des fêtes Alain-Dalmas de Garons se transforme en véritable écrin pour la 36e édition du Salon européen du flacon à parfum. Un événement unique qui mêle collection, histoire et passion, devenu au fil des décennies un incontournable pour les amateurs du beau.
Un rendez-vous européen pour les collectionneurs
Organisé par la commune et l’Association municipale sports et loisirs, le salon réunira de 8 h 30 à 17 heures près de 80 exposants venus de toute l’Europe. Garons s’est forgé une réputation singulière comme "métropole du flacon de parfum", attirant collectionneurs français, italiens, espagnols ou encore belges. Ici, on ne vend pas du parfum mais bien son écrin.
"Ce ne sont que les flacons, les packagings qui sont exposés. Tout ce qui est antérieur aux années 60", précise Jean-Max Marcourel, organisateur du salon. Derrière chaque pièce, une histoire. Certaines remontent au XIXe siècle, époque où les grandes maisons faisaient appel à des artisans verriers pour créer de véritables objets d’art.
Des trésors historiques et des anecdotes passionnantes
"Il y a des flacons vieux de 70 ans et qui sentent encore, avec des odeurs qu’on ne connaît plus", raconte Reine Marcourel, épouse de Jean-Max. À l’époque, les parfums étaient élaborés à base d’essences naturelles, parfois même sous forme solide. Des trésors familiaux, transmis de génération en génération.
Au détour des stands, les visiteurs pourront découvrir :
- Des poudriers en or sertis de pierres
- Des rouges à lèvres anciens
- Des boîtes à fard d’un autre temps
Et parfois, tomber sur une pièce exceptionnelle. "Une année, un flacon s’est vendu à 10 000 euros", glisse Jean-Max Marcourel. Un expert en cristallerie sera présent pour authentifier certains objets apportés par les visiteurs.
Une passion née d’un souvenir d’enfance
Pour Reine Marcourel, tout a commencé par un souvenir d’enfance : "Mes parents étaient les premiers coiffeurs de Garons, dans les années 50. À cette époque, les parfums étaient vendus par les coiffeurs, les drogueries… donc j’ai grandi en admirant la collection de ma mère".
Aujourd’hui, la Gardoise possède près de 5 000 pièces avec son mari Jean-Max. "Des années plus tard, en vide-grenier, je suis tombée sur un flacon qui m’a rappelé cette collection", confie-t-elle.
Préserver un patrimoine culturel français
Au-delà de la collection, c’est tout un pan de la culture française que le salon entend défendre. "On est là pour préserver un patrimoine", insiste Jean-Max Marcourel, regrettant une parfumerie moderne devenue "trop industrielle".
Dans une ambiance conviviale, entre buvette et restauration sur place, les visiteurs viennent autant pour acheter que pour admirer. "Une fois qu’on a un pied dans ce monde, on ne peut plus en sortir", sourit Reine Marcourel.
La lécythiophilie : passion pour les miniatures
La lécythiophilie tire son nom du lécythe, un petit vase de la Grèce antique destiné à contenir des huiles parfumées. Cette passion bien particulière consiste à collectionner les miniatures de flacons de parfum.
Apparus à la fin du XVIIIe siècle, les premiers échantillons avaient vocation à faire tester les fragrances aux clients dans les magasins. Avec le temps, ils ont évolué en mini-flacons distribués gratuitement pour promouvoir les nouveautés.
Plus accessibles que les flacons anciens, ils offrent aux collectionneurs débutants une porte d’entrée accessible. Certains reproduisent fidèlement les créations des grandes maisons, tandis que d’autres deviennent, au fil des années, de véritables pièces recherchées.
L’entrée et les parkings sont gratuits pour cet événement qui promet d’attirer entre 1 000 et 1 500 visiteurs passionnés.



