La Flûte enchantée de Mozart revient à Bordeaux dans une mise en scène poétique de Julien Duval
La Flûte enchantée de Mozart à Bordeaux par Julien Duval

La Flûte enchantée de Mozart fait son retour au Grand-Théâtre de Bordeaux

Du 25 mars au 2 avril 2026, le Grand-Théâtre de Bordeaux accueille une nouvelle production de La Flûte enchantée de Wolfgang Amadeus Mozart, mise en scène par le Bordelais Julien Duval. Cette représentation marque le retour de cet opéra, considéré comme l'un des plus populaires du répertoire avec Carmen, après une dernière trace à Bordeaux en 2013 sous la direction de Laura Scozzi.

Une production ambitieuse avec une distribution de qualité

Julien Duval succède à Laura Scozzi pour raconter cette quête à la fois amoureuse et humaniste. La production associe des talents reconnus : Omar Mancini en Tamino, Elena Villalón en Pamina, et Julia Knecht en Reine de la nuit. Joseph Swensen, directeur musical de l'Opéra de Bordeaux, sera à la baguette pour cette création.

Julien Duval explique sa vision : « Mozart est un génie, et en même temps un compositeur très facile à appréhender. La Flûte enchantée regorge de tubes ! » Cette production est sa deuxième mise en scène pour l'Opéra de Bordeaux après Le Chapeau de paille d'Italie en novembre 2024.

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Une approche technique et esthétique minutieuse

Le metteur en scène, qui a également été l'assistant de Catherine Marnas sur Simon Boccanegra de Verdi, apprécie particulièrement l'organisation de l'Opéra de Bordeaux. « Ce que j'y adore, c'est l'organisation globale des spectacles, le nombre de métiers différents qui travaillent ensemble : musiciens, chanteurs, habilleurs, machinistes, maquilleuses… La centaine de personnes mobilisées sur cette Flûte enchantée, c'est de l'horlogerie. »

Après avoir découvert tous ces rouages, il a pu imaginer le spectacle qu'il souhaite créer : « la façon dont on va utiliser la machinerie, la scénographie pour créer des espaces abstraits, les dynamiques d'apparition et de disparition des personnages. On va beaucoup utiliser les cintres pour faire bouger certains éléments. On va utiliser les trappes de la scène. »

Explorer le grand écart entre joie et profondeur

Julien Duval souhaite travailler sur « le grand écart entre l'aspect joyeux, enfantin, de l'œuvre et sa profondeur quasi-transcendante ». Cette approche a été inspirée par ses échanges avec Joseph Swensen : « chez Mozart, il peut y avoir des musiques joyeuses dans des moments tristes, et inversement. Ce grand écart, il va porter là-dessus. Il y aura une intrication permanente entre la gravité du propos et le côté hyper-entraînant de la musique. »

Il cite l'exemple du deuxième air de Papageno, très connu, dont les paroles sont absolument désespérées alors que la partition est très légère. Le metteur en scène replace également l'œuvre dans son contexte historique : « Cet opéra a été composé pendant la Révolution française, dans une période porteuse d'espoir. On pensait qu'on allait vers plus de liberté, de sagesse, vers une concorde universelle. Je trouve intéressant de revenir à ces idées humanistes, qui sont les fondamentaux de notre culture européenne. Même si c'est un vœu pieux, c'est toujours bien de les rappeler. »

Trois adjectifs pour qualifier la mise en scène

Interrogé sur les qualités de sa mise en scène, Julien Duval réfléchit puis répond : « J'espère qu'elle sera poétique, inventive et musicale. » Cette production promet donc d'offrir une expérience artistique riche et nuancée aux spectateurs.

Les tarifs pour assister à cette représentation varient de 10 à 115 euros. Pour plus de renseignements, les intéressés peuvent consulter le site de l'Opéra de Bordeaux. Cette nouvelle Flûte enchantée s'annonce comme un événement culturel majeur à ne pas manquer dans la région bordelaise.

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