Vincent Cassel était à Cannes cette semaine avant de rejoindre Jul au Stade de France. De Cannes (Alpes-Maritimes) au stade de France. Il y a quelques jours encore, Vincent Cassel foulait le tapis rouge du festival international de cinéma, où le film dans lequel il apparaît, « Histoires parallèles », d'Asghar Farhadi, est présenté en compétition officielle. Samedi soir, l'acteur était à Saint-Denis. C'est même lui qui a ouvert le deuxième concert de suite de Jul dans l'enceinte dionysienne.
Un moment iconique revisité
Vincent Cassel enlève son masque et apparaît sur les écrans du Stade de France. Des cris s'élèvent de la foule, estimée à plus de 100 000 personnes, un record. Le comédien place le micro à sa bouche et fait monter la température : « Le J, c'est à moi que tu parles ? » « C'est à moi que tu parles ? », reprend le chanteur. « Eh vas-y le sang, dis-leur à tous ceux qui veulent nous abattre ». Jul répond par son signe de toujours, représentant les trois lettres de son pseudo. L'acteur l'imite.
Ce clin d'œil fait référence à une scène culte du film « La haine » (1995) de Mathieu Kassovitz, dans lequel Vincent Cassel joue le rôle principal, elle-même inspirée de « Taxi driver » (1976) de Martin Scorsese.
Un duo d'amis de longue date
Ce n'en est pas fini pour l'acteur de 59 ans. Un peu plus tard, le voilà qui débarque sur scène à scooter. « Nooooon ? », s'exclame Jul. « Faites du bruit pour Vincent Cassel. Merci d'être venu », ajoute-t-il, saluant une « légende » du cinéma français. « Merci la zone. »
Les deux artistes se connaissent depuis de nombreuses années et s'apprécient. Le comédien avait d'ailleurs fait référence à son ami en improvisant le signe Jul dans le film Astérix et Obélix : L'Empire du Milieu, dans lequel il incarne Jules César.
Vendredi, l'artiste marseillais n'avait pas non plus manqué de faire appel à des invités au cours de son spectacle de 2h30, notamment Theodora, PLK et Kendji Girac. Son nouvel album, « Oubliez-moi », est sorti en cette fin de semaine.



