Tayc, le nouveau coach de The Voice, annonce la couleur : « Je suis venu gagner ! »
Tayc, nouveau coach de The Voice : « Je suis venu gagner ! »

Tayc fait son entrée fracassante dans The Voice

À peine installé dans son nouveau fauteuil de coach, Tayc annonce la couleur avec un grand sourire : « Je suis venu gagner cette émission ! ». En ce jour de décembre marquant le coup d'envoi du tournage des auditions à l'aveugle de la quinzième saison de « The Voice », lancée samedi sur TF1, Pascal Guix, le producteur, ne cache pas son enthousiasme.

Un naturel déconcertant

« Ça fait une heure que je le découvre dans ce rôle et, d'expérience, parfois un nouveau coach est un peu en dessous ou au-dessus, alors on réajuste. Lui, il est entré dedans comme s'il avait fait ça toute sa vie », confie Pascal Guix, visiblement conquis par l'aisance immédiate du chanteur.

Avec un premier album certifié disque de diamant, un projet avec Dadju couronné de platine et une tournée à succès, Tayc, 30 ans, s'impose comme l'une des figures montantes de la scène musicale française. Son arrivée dans le panel de juges de « The Voice » doit beaucoup à Lara Fabian, qui officie à ses côtés cette saison.

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Un parcours qui légitime sa place

« Il a dit tout ce qu'on avait envie d'entendre », raconte Pascal Guix, évoquant les rendez-vous qui ont convaincu Tayc de rejoindre l'aventure. « À commencer par ce souhait de chercher une "super star", selon ses termes. Il s'est imposé à nous par son discours, sa vision. Il voulait aussi s'amuser, faire le spectacle et c'est une des dimensions que l'on veut donner au programme. »

Amel Bent, autre coach de l'émission, ne tarit pas d'éloges : « Il est fou, au sens positif. Il y a quelque chose chez lui de très à l'américaine parce qu'il m'a fait penser à ce qu'on peut voir dans "The Voice" aux États-Unis où les coachs hésitent moins à se lever, à chanter, à danser. Il a poussé le curseur encore plus loin. Je pense qu'il y aura un après Tayc dans "The Voice". »

Une franchise qui marque les esprits

Le principal intéressé accueille ces compliments avec émotion : « Je suis un peu une tête brûlée. Je n'aime pas trop respecter les règles. Et c'est vrai que, oui, en arrivant sur cette émission, j'avais envie de la rendre un peu plus rock'n'roll. »

Florent Pagny, pour qui cette saison sera la dernière en tant que coach, exprime beaucoup de tendresse pour Tayc, qui a « l'âge de [son] fils ». « Il bouscule des choses, avance l'interprète de Savoir aimer. Et c'est vrai aussi dans ses propos où, parfois, il va être plus direct. Il sait de quoi il parle et il va tout droit. »

Légitimité et justesse

Lara Fabian souligne la légitimité du nouveau venu : « On doit être lucide par rapport à ce qu'on entend et je trouve qu'il a été ultra-légitime là-dessus. Quand des talents passent l'audition à l'aveugle devant quatre fauteuils qui leur tournent le dos, avec le stress, parfois ils glissent. Tayc va le dire : "C'est bien, mais t'as glissé, c'était faux". C'est rassurant d'entendre une partie de la vérité lorsqu'elle est accompagnée de tout ce que Florent peut dire, par exemple, ou des mots justes d'Amel. »

Le producteur confirme cette approche : « Il parle "cash", il est jeune, mais quand on l'entend parler, il exprime une réelle maturité avec des commentaires d'une grande précision. »

Un vécu qui forge son regard

Tayc explique sa démarche par son parcours personnel : « On vient chacun avec son background. Comment est-ce qu'on a réussi dans la musique ? Qu'est-ce que la musique nous a infligé ? Moi, je me suis pris des vérités à en pleurer. En 2016, quand personne ne donnait l'heure au R'n'B, je suis dans une maison de disques, je mets un CD à moi et ça rigole, on me demande comment gagner de l'oseille avec moi. Je suis sorti en me disant que j'étais un moins que rien. J'ai ce vécu-là, alors c'est vrai que face à un talent qui fait des fausses notes, je suis obligé de le lui dire. »

Un « bagarreur » attachant

Florent Pagny résume l'impression générale : « Dès sa première intervention, je me suis dit "Ah, je crois qu'il a bien compris ce qu'il doit faire." En même temps, ce n'est pas dur pour lui, parce qu'il est sincère et honnête et il s'exprime super bien. »

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Au vu du premier épisode, Tayc a su trouver sa place. Il fait le show comme il respire, sans forcer sa nature. Il montre son côté « bagarreur » – « J'ai envie qu'on se titille entre coachs » –, joueur et frondeur, mais sait aussi fendre l'armure en évoquant, à l'écoute d'une chanson, le souvenir de son frère Kevin, décédé il y a deux ans. Tous ces aspects le rendent immédiatement attachant.

« Si, dès la première émission, j'avais trouvé les trois autres coachs hyper corporate, je me serais senti comme un cheveu dans la soupe et ça m'aurait frustré, concède Tayc. Je ne me suis pas senti seul. Je n'aurais pas passé un bon moment et je l'aurais dit. » Visiblement, il a passé de bons moments, et cela se voit à l'écran.