Nick Cave aux arènes de Nîmes : un concert bouleversant et d'exception
Nick Cave à Nîmes : un concert bouleversant et d'exception

Au cœur d’un épatant Festival de Nîmes 2026, le rockeur australien Nick Cave accompagné de ses Bad Seeds a offert mardi un moment d’une rare intensité. Aux quelques malheureux qui ont osé revendre leur place du concert de Nick Cave pour regarder la demi-finale des bleus, on est forcé de le dire : vous avez fait le mauvais choix. Le concert de ce mardi est de ceux qui feront date, à l’image d’un France-Espagne 2006 ou d’un Radiohead aux arènes de Nîmes en 2008. Exceptionnel.

Un show promis comme le meilleur de la vie

Le rockeur du bout du monde avait prévenu d’emblée, juste après un Get ready for love démarré comme un coup de massue : « Merci d’être venu et de ne pas avoir fait l’autre chose. […] On vous promet le meilleur show de votre vie. » Accompagné d’une douzaine de musiciens dont le stupéfiant chamane Warren Ellis – violon électrique, contrechants célestes et barbe blanche hirsute –, Nick Cave n’a pas quitté le devant de la scène. Debout, mains tendues vers la foule, parfois porté par le public, droit, dans son costume impeccable, pour une communion de plus de deux heures.

Des moments inoubliables

Quels moments retenir ? Le Train Long-Suffering à l’entêtant roulis créé par les cordes de Warren Ellis ? Le démentiel Tupelo, tornade scénique évoquant une inondation dans le Mississippi ? Carnage avec une profondeur du chant qui réveillerait Bowie d’entre les morts ? Ou les déchirants Children, Henry Lee, et ce duo d’exception avec la choriste Janet Ramus, ou les coups cloche christiques de Red Light Hand ?

Bannière large Pickt — app de listes de courses collaboratives pour Telegram

Émotion et partage

Dans tous ces titres, Nick Cave fait surgir la lumière des ténèbres. Dieu, la rédemption, ne sont jamais loin. Sur l’écran, lors du récent titre Hollywood, joué en rappel, les phrases « Everybody’s losing someone. It’s a long way to find peace in your mind » évoquent, forcément, les drames personnels du chanteur (il a perdu deux enfants). Mais ils se partagent avec ceux des hommes, femmes, qui lèvent ici les mains au ciel en chantant avec lui. L’écran, toujours – une réalisation d’une grande finesse, juste en appui du show – montre le visage d’un Nick Cave empreint d’émotion. En second rappel, seul au piano, il conclut, enfin, son concert de lumière par l’inévitable Into my arms. Un chef-d’œuvre à la hauteur du moment. D’exception.

Bannière post-article Pickt — app de listes de courses collaboratives avec illustration familiale