Jack Antonoff n’y va pas avec le dos de la cuillère concernant les artistes utilisant l’intelligence artificielle. Selon les mots du leader du groupe Bleachers, ce sont des « godless whores », soit des « putes sans foi ni loi ». Pour le musicien, l’écriture musicale est « un rituel ancien », et l’idée d’optimiser ce processus est un contresens total par rapport aux motivations premières.
Un message virulent sur Instagram
Au milieu d’une série de photos où on le voit en pleine exploration musicale en studio, visiblement éprouvé, l’artiste a délivré un long message sur Instagram, en amont de la sortie de l’album du groupe, Everyone For 10 Minutes, le 22 mai. « Nous (moi, le groupe et tout le monde que je connais, franchement) n’avons jamais cherché à rendre ce travail plus rapide ou plus facile », assure-t-il.
La recette gagnante du hasard et de la magie
Le « hasard et la magie » que cela implique n’ont jamais été « frustrants » pour lui et ses comparses. « Nous le faisons précisément pour cette raison – et sans ce processus, il n’y a rien », martèle-t-il. L’ex de Lena Dunham a poursuivi en encourageant les utilisateurs de l’IA à « foncer droit dans le mur ».
« Nous sommes sincèrement heureux de vous voir partir », car, annonce-t-il : « les générations futures s’engageront dans le rituel ancien d’écrire, d’enregistrer et de jouer, tel que cela nous vient de Dieu ».
Un engagement envers la création authentique
Jack Antonoff a conclu en réaffirmant son engagement envers la création authentique : « Alors que nous entamons cet étrange détour où les mauvais acteurs se révéleront d’eux-mêmes à travers leur médiocrité, et où les grands artistes en difficulté seront encore plus dispersés pour gagner honnêtement leur vie en faisant ce pour quoi ils sont faits, nous restons plus déterminés que jamais à révéler ce qui vient de nous ».
Bleachers sera en concert à la salle Pleyel, à Paris, le 21 novembre 2026.



