Le festival de Néoules, plus vieux festival de musique actuelle du Var, a lancé sa 35e édition le jeudi 16 juillet 2026. Pendant trois soirs, 15 artistes se succèdent sur la scène de la Bastide de Châteauloin. Une formule qui a évolué au fil des ans, mais une constante demeure : l'ambiance « magique », selon les festivaliers.
Un rendez-vous incontournable pour les habitués
Annie et Bernard, Néoulais depuis 43 ans, viennent au festival depuis ses débuts. « Cela permet de découvrir de nouveaux groupes. Parfois, sur l'affiche, on ne connaît pas tous les noms », confie Bernard. Le couple apprécie surtout l'occasion de se retrouver entre amis. « Une année, nous avons amené un ami breton. Il faisait très froid, un vent ! Nous ne sommes pas restés jusqu'au bout. Mais lui, n'avait pas très froid », raconte-t-il en riant.
Annie ajoute : « De toute façon, quand on ne peut pas venir, on a la musique dans la chambre. » Elle souligne l'atmosphère bon enfant : « Des lieux comme ça, il n'y en a pas beaucoup. C'est un lieu dédié à la fête. Il y a toutes les générations. »
L'ancien maire et sénateur, un fidèle parmi les fidèles
André Guiol, ancien maire de Néoules et sénateur du Var, n'a jamais manqué une édition. « Je n'ai jamais manqué une édition », clame-t-il. Il a vu le festival évoluer : « Musique traditionnelle au début, puis du monde et maintenant musique actuelle. Le festival s'est adapté mais a su garder son côté convivial, amical. C'est ça qui l'a sauvé. Il faut soutenir et accompagner les jeunes. »
La relève assurée avec des festivaliers de 2 mois à 4 ans
Le plus jeune festivalier de la soirée a deux mois, dans les bras de sa mère. Son frère de 4 ans, casque sur les oreilles, est sur les épaules de son père, Corentin Trivero, ancien programmateur du festival pendant six ans. « Mon père était l'un des organisateurs. J'ai 33 ans. Je suis né dans le festival. Je l'ai dans la peau », déclare-t-il. Il mesure la progression, notamment en matière de développement durable : « 35 ans, c'est vraiment un bel anniversaire. »
Artisans et artistes conquis par l'esprit du festival
Sous les chênes, le marché d'artisanat local « Les arts sous chênes » rassemble des créateurs sélectionnés par Fabienne, peintre sur textile et responsable des artisans depuis huit ans. « C'est mon chouchou. Le site est tellement magique. Ça reste un peu “roots” mais l'organisation est carrée car le festival, c'est une équipe qui se donne à fond toute l'année. C'est beaucoup de boulot, de tension et de joie. On revient tous. »
Christophe, artisan sélectionné, découvre le festival pour la première fois : « C'est génial. C'est multiculturel et la musique est hétéroclite, il y en a pour tous les styles. » Lui-même fan de Sniper, groupe qui a marqué son adolescence, il espère les croiser après leur concert.
Antonin, violoniste du groupe de reggae Kayabinghis, joue pour la première fois à Néoules : « Je connaissais le festival de nom. Il est très reconnu dans la région. Ce lieu est surprenant. Je suis content d'être là parce que les bénévoles sont au top. En tant qu'artiste, ce mélange des groupes locaux et des grands noms du reggae est très intéressant. Ça nous permet de grandir. »
Une programmation éclectique et locale
Valérie Poirrier, administratrice, explique : « Cette année, on mélange les esthétiques et on fait la part belle aux artistes locaux en ouverture. Les pépites du coin. » Le festival accueille 15 artistes sur trois soirs, allant du reggae au rap, avec une attention particulière au développement durable.
Le festival de Néoules, c'est un joyeux pêle-mêle musical, culturel et « une aventure humaine », selon les organisateurs. Les bénévoles, artisans, artistes et festivaliers partagent un même mot d'ordre : « Ici, c'est magique. »



