La grande finale de « Drag Race France » saison 4 sera diffusée ce jeudi à partir de 23h30 sur France 2. L’enregistrement a eu lieu vendredi en public au Grand Rex, et le nom de la grande gagnante sera enfin dévoilé. En attendant, retour sur cinq moments forts de cette édition qui a marqué les esprits.
Des éliminations contestées et un public mobilisé
Cette saison a été marquée par des éliminations qui ont suscité des réactions particulièrement vives sur les réseaux sociaux. Plusieurs candidates appréciées du public, comme Malawitte, Margarette, Fluffy Bidule ou encore La Harpie, ont quitté la compétition plus tôt que prévu. Lors de l’enregistrement de la finale au Grand Rex, le public a réservé un accueil chaleureux à ces queens, avec des « Harpie ! » scandés spontanément avant le début du tournage. Margarette a également été longuement acclamée avant de prendre la parole.
Ce soutien s’est parfois traduit par des attaques envers les candidates encore en lice, accusées d’être responsables des départs. La production est intervenue en cours de saison pour dénoncer le cyberharcèlement dont certaines étaient victimes. Les queens de la saison 4 ont affiché leur unité, appelant leurs fans à respecter toutes les concurrentes et rappelant que « Drag Race France » est une expérience intense mais aussi de la télévision.
Des looks qui ont fait sensation
Les dix queens ont démontré une nouvelle fois l’audace et la créativité du drag français. Les tenues, conçues par les candidates ou avec l’aide de leur entourage, devaient répondre à des thèmes imposés comme « dress excess », « entrée, plat, dessert » ou « pop culture ». Le look de Fluffy Bidule pour « Une nuit au musée », inspiré de L’ange du foyer de Max Ernst, a particulièrement marqué. L’artiste a confié à 20 Minutes : « Ce look était important pour moi. Il représente une sensation assez commune… Je suis amie avec plein de femmes trans et on ressent quand même cette atmosphère depuis quelques années, qui est très lourde et qui ne sent pas bon… Donc je suis fière d’avoir pu représenter ça, c’était surtout important et d’utilité publique. »
Des défis inégaux mais un Snatch Game réussi
Certains défis ont déçu, comme le mini-défi « Talon faible » qui n’a pas été reconduit, ou le « musidrag » qui n’a pas atteint le niveau des saisons précédentes. En revanche, cette saison a offert l’un des meilleurs « Snatch Game » de la version française. Lana Cotta a excellé en Céline Dion, Sublyme a composé un touchant Franck Ribéry et Daisy Superbitch a interprété un Jacques Chirac farfelu et grivois.
Des messages forts et des sujets de société abordés
Certains téléspectateurs ont reproché à l’émission d’être trop politique ou de trop déballer les traumas. Pourtant, cette saison a permis d’aborder des sujets sérieux comme les pensées suicidaires, les violences homophobes ou les troubles du comportement alimentaire. Les témoignages des queens ont permis d’évoquer ces questions sur France Télévisions, auprès d’un large public. Cette saison a notamment vu les candidates parler du chemsex et de ses dangers, un sujet rarement abordé sur un média généraliste en laissant la parole aux personnes concernées.
Isabelle Adjani, marraine de la saison
Comme les saisons précédentes avec Jean Paul Gaultier, Virginie Despentes ou Marion Cotillard, cette édition a accueilli des jurés invités prestigieux. Camille Cottin et Loreen ont participé, mais c’est Isabelle Adjani qui a marqué la saison en tant que marraine. Le producteur Nicolas Missoffe a déclaré : « C’était un vrai bonheur de l’avoir avec nous. Elle connaît très bien les sujets de société LGBTQIA +. Elle a extrêmement bien parlé, elle a travaillé, elle a préparé tout ça. » L’actrice a offert plusieurs séquences camp et a prouvé qu’elle aimait créer la surprise.



