La DJ et militante Barbara Butch a annoncé ce samedi 23 juillet 2023 qu'elle allait porter plainte contre La France insoumise (LFI) pour « provocation à la haine et à la violence ». Cette décision fait suite à des propos tenus par plusieurs députés LFI lors d'une manifestation contre la réforme des retraites, où ils auraient incité à la haine envers les personnes LGBTQIA+.
Des propos jugés discriminatoires
Lors d'un rassemblement organisé le 22 juillet place de la République à Paris, des députés de LFI ont prononcé des discours que Barbara Butch qualifie de « profondément homophobes et transphobes ». Selon elle, ces propos constituent une incitation à la haine envers les personnes LGBTQIA+, en particulier les drag queens et les personnes transgenres. « Je ne peux pas rester silencieuse face à de tels discours qui mettent en danger des vies », a-t-elle déclaré dans un communiqué.
Une plainte pour provocation à la haine
Barbara Butch, connue pour son engagement en faveur des droits LGBTQIA+, a saisi le parquet de Paris. Sa plainte vise plusieurs députés LFI, dont les noms n'ont pas encore été divulgués. Elle estime que leurs propos tombent sous le coup de l'article 24 de la loi sur la presse de 1881, qui réprime la provocation à la haine ou à la violence en raison de l'orientation sexuelle ou de l'identité de genre.
La réaction de LFI
De son côté, La France insoumise a réagi en dénonçant une « instrumentalisation politique ». Le parti affirme que les propos incriminés ont été sortis de leur contexte et qu'ils visaient uniquement à critiquer la politique du gouvernement. « Nous condamnons toute forme de discrimination, mais nous ne laisserons pas des accusations infondées ternir notre combat pour la justice sociale », a déclaré un porte-parole de LFI.
Un précédent inquiétant
Cette affaire intervient dans un contexte de montée des actes homophobes en France. Selon le rapport annuel de SOS Homophobie, les agressions physiques et verbales ont augmenté de 15% en 2022. Barbara Butch espère que cette plainte enverra un signal fort et contribuera à protéger les droits des personnes LGBTQIA+. « Nous ne devons pas tolérer que des élus de la République utilisent leur tribune pour propager la haine », a-t-elle insisté.



