Une pépite du Burkina Faso a brillé au parc Clemenceau de Montpellier. Awa Guindo, jeune chanteuse burkinabè de 28 ans, s'est produite dans le cadre de la cinquième Semaine culturelle des afriques. Originaire de Banfora, dans le sud-ouest du Burkina Faso, elle est issue d'une longue lignée de griots. Sa famille est imprégnée de traditions musicales.
Une vocation héritée
« Je chante depuis toute petite. Mon papa est percussionniste et chanteur et ma maman chante aussi. Depuis ma naissance, j'étais destinée à être une griotte. Et je me suis surtout orientée vers le chant. J'ai beaucoup de chance d'avoir reçu ce don avec ma voix », explique Awa. Elle ajoute : « J'aime chanter et j'ai l'impression d'être une porte-parole de la jeunesse burkinabè. Quand je chante, je donne tout, je me sens engagée. J'essaie de perpétuer une mémoire et transmettre un message social. »
Une reconnaissance prometteuse
Pour sa chanson Maman, Awa Guindo a été nominée aux Kundé, les trophées de la musique au Burkina Faso, dans la catégorie Révélation 2026. Avec une voix vibrante portée par un engagement viscéral, elle émeut le spectateur jusqu'au plus profond de lui-même. Cette artiste est promise à une carrière bien ancrée, et son talent devrait grandir au-delà des frontières.
Chanteur, conteur, messager dans la tradition de l'Afrique de l'Ouest, Awa Guindo incarne la richesse culturelle burkinabè. La Semaine culturelle des afriques a ainsi offert une vitrine à cette artiste d'exception.



