Var-matin 80 ans : Gregory Rapuc, correspondant local, raconte son quotidien
Var-matin 80 ans : Gregory Rapuc, correspondant local

Que serait un journal de presse quotidienne régionale sans ses correspondants ? À l'occasion de ses 80 ans, Var-matin rend hommage à celles et ceux qui, au quotidien, contribuent aux côtés des journalistes professionnels à faire vivre l'information locale. Parmi eux, Grégory Rapuc, 52 ans, correspondant à La Valette, n'est pas un correspondant comme les autres.

Un lien familial avec le journal

Grégory Rapuc a un lien particulier avec Var-matin : son père y a occupé les fonctions de directeur technique dans les années 1970-1980. « Je me souviens de l'odeur de l'encre », confie-t-il. Petit garçon, il grandit avec le journal dans les mains, visitant régulièrement le siège d'Ollioules où il croisait rotativistes et clavistes. Même après le divorce de ses parents, le lien ne se rompt pas : son père venait le chercher à Aix et passait toujours par le journal.

Après des études de lettres modernes et une carrière dans l'informatique, Grégory devient éducateur spécialisé dans l'autisme. C'est sur les conseils d'un ami qu'il postule pour devenir correspondant à La Valette-du-Var, sa ville de résidence. « À la base je suis un littéraire, je m'occupais d'un fanzine à la fac et je travaille aussi pour un magazine culturel. L'écriture n'a jamais été loin », explique-t-il.

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Une activité d'une richesse insoupçonnable

Devenir correspondant pour Var-matin était pour lui une évidence : « Ça faisait lien avec mon père. J'en avais tellement entendu parler. » Il propose ses sujets aux chefs de la métropole Toulon. « Au début, c'était un peu compliqué de trouver des idées, mais au fur et à mesure, tu te crées un réseau. » Il aime les rencontres et les histoires qui peuvent intéresser les lecteurs.

Grégory Rapuc jongle entre son métier d'éducateur et son rôle de correspondant, mais il veille à ne jamais manquer un rendez-vous. Son père, taiseux, était fier de le voir rejoindre les rangs des 120 correspondants. « Les autres membres de ma famille en ont beaucoup plus parlé que lui. Ils trouvaient beau que le lien avec le journal se transmette ainsi. »

Interrogé sur la durée de son engagement, il répond : « Autant de temps que la santé me le permettra. Parce que je me régale. C'est vraiment une activité d'une richesse insoupçonnable. » Il souligne que le petit complément de rémunération n'est pas la motivation principale : « Je pense qu'on ne choisit pas cette activité pour la rémunération, c'est vraiment le volet enrichissant des rencontres, l'exercice d'écriture. »

Var-matin compte 113 correspondants sur son territoire, certains exerçant depuis plus de 40 ans, comme Marie-Thérèse Castellarnau à Villecroze depuis 1980, Jean-Paul Pechet au Thoronet et Cabasse depuis près de 25 ans, ou Christian Mourgues depuis 2007 pour les communes de La Londe-Les-Maures, Le Rayol-Canadel et La Môle, ainsi que pour les sports.

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