Sophia Aram : le turban et la braguette, une chronique acerbe
Sophia Aram : le turban et la braguette, chronique acerbe

Dans sa chronique hebdomadaire sur France Inter, Sophia Aram a livré une satire cinglante des dérives communautaristes et de l'instrumentalisation politique du religieux. Intitulée « Le turban et la braguette », cette séquence a provoqué de vives réactions sur les réseaux sociaux.

Une charge contre le voile et les identitarismes

L'humoriste s'en est prise au port du voile, qu'elle considère comme un symbole d'oppression, et à ceux qui, selon elle, le banalisent au nom de la diversité. Elle a également critiqué les hommes politiques qui utilisent la question religieuse à des fins électoralistes. « On nous parle de la liberté de conscience, mais on oublie celle des femmes qui ne veulent pas se couvrir », a-t-elle lancé, selon des extraits diffusés sur le site de la station.

Sophia Aram a également évoqué le cas d'une jeune femme portant le turban, qu'elle a présenté comme un exemple de « retour en arrière ». Elle a dénoncé une « mode qui cache une soumission » et a appelé à ne pas confondre respect des croyances et acceptation de pratiques qu'elle juge rétrogrades.

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Des réactions contrastées

La chronique a suscité un tollé sur les réseaux sociaux, certains internautes accusant l'humoriste de « racisme » et d'« islamophobie ». D'autres, au contraire, ont salué son courage et sa lucidité. Le débat s'est rapidement polarisé, illustrant les tensions autour de la laïcité en France. Selon un sondage réalisé par l'Ifop pour le compte de la Fondation Jean-Jaurès, 67 % des Français se disent favorables à l'interdiction du voile dans l'espace public, un chiffre en hausse de 5 points par rapport à 2020.

Sophia Aram, connue pour ses prises de position tranchées, n'en est pas à son premier coup d'éclat. Elle avait déjà suscité la polémique en 2021 avec une chronique sur le « wokisme » et le « cancel culture ». Cette fois, le sujet du voile et de l'identité religieuse a ravivé les clivages au sein de la société française.

Un contexte politique tendu

Cette chronique intervient alors que le gouvernement prépare une nouvelle loi sur la laïcité, visant notamment à renforcer l'interdiction des signes religieux dans les services publics. Le ministre de l'Intérieur, Gérald Darmanin, a récemment déclaré que « le voile n'est pas un accessoire de mode, mais un instrument politique ». Les propos de Sophia Aram font donc écho à un débat national qui ne cesse de s'intensifier.

L'humoriste a conclu sa chronique en appelant à « ne pas laisser la République se faire piéger par les communautaristes ». Une phrase qui résume son positionnement et qui, selon ses détracteurs, participe à une stigmatisation des musulmans. Le débat, loin d'être clos, promet de rebondir dans les semaines à venir.

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