Sophia Aram dénonce l'ouverture de CNews à la propagande russe
Sophia Aram dénonce l'ouverture de CNews à Moscou

Dans sa chronique diffusée sur France Inter, l'humoriste et chroniqueuse Sophia Aram a vivement critiqué la chaîne CNews pour avoir, selon elle, ouvert ses antennes à des voix favorables au Kremlin. Elle dénonce une complaisance dangereuse envers la propagande russe, alors que le conflit en Ukraine se poursuit.

Une tribune accordée à des figures proches du pouvoir russe

Sophia Aram a pointé du doigt l'invitation récurrente de personnalités comme l'essayiste et ancien diplomate russe Sergueï Jirnov, ou encore le politologue français Pascal Boniface, qu'elle accuse de relativiser les positions de Moscou. Selon elle, ces interventions offrent une tribune à des discours qui minimisent les responsabilités de la Russie dans la guerre en Ukraine.

La chroniqueuse a souligné que CNews, propriété du groupe Canal+ (lui-même détenu par Vivendi, contrôlé par Vincent Bolloré), multiplie les plateaux où des invités remettent en cause le soutien occidental à l'Ukraine ou justifient les actions de Vladimir Poutine. Elle cite notamment des propos tenus sur la chaîne affirmant que l'OTAN serait responsable de l'escalade du conflit.

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Un phénomène d'influence médiatique

Sophia Aram estime que cette ligne éditoriale n'est pas anodine. Elle rappelle que CNews est devenue la première chaîne d'information en continu en France en termes d'audience, dépassant BFMTV. Cette position de leader lui confère une responsabilité particulière dans le traitement de l'information, notamment sur les sujets géopolitiques sensibles.

La chroniqueuse s'appuie sur des enquêtes récentes, comme celle du média d'investigation Les Jours, qui a documenté les liens entre certains chroniqueurs de CNews et des think tanks proches du Kremlin. Elle mentionne également le cas de l'essayiste Frédéric Farah, invité régulier de la chaîne, connu pour ses positions pro-russes.

Une réaction politique et médiatique

Les propos de Sophia Aram interviennent dans un contexte de débat sur l'indépendance des médias français. Plusieurs députés, dont certains de la majorité présidentielle, ont interpellé le gouvernement sur l'absence de régulation face à ce qu'ils considèrent comme une dérive éditoriale. La chroniqueuse appelle à une vigilance accrue des citoyens et des autorités de régulation, comme l'Arcom, face à ce qu'elle qualifie de « manipulation de l'information ».

En conclusion, Sophia Aram insiste sur la nécessité de ne pas banaliser la parole des soutiens de la Russie dans les médias français, alors que la guerre en Ukraine entre dans sa troisième année. Elle invite les téléspectateurs à exercer leur esprit critique et à ne pas se laisser influencer par des discours qui, selon elle, servent les intérêts de Moscou.

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