Au Festival international de journalisme de Couthures-sur-Garonne, qui s'est tenu du 10 au 12 juillet 2026, un moment particulièrement émouvant a marqué les esprits. Les parents de Christophe Gleizes, journaliste français retenu en otage au Sahel depuis 2021, ont pris la parole pour la première fois en public. Leur témoignage, empreint de dignité et de douleur, a bouleversé l'assistance.
Un message d'espoir et de résilience
Devant une salle comble, la mère de Christophe Gleizes a confié : "Quand je te reverrai, j'aurai appris à lire sur les lèvres." Cette phrase, chargée d'émotion, illustre l'attente interminable et l'espoir qui ne faiblit pas. Son père a ajouté : "Nous vivons au rythme des rumeurs et des nouvelles, souvent contradictoires. Mais nous ne perdons jamais espoir."
Selon les organisateurs du festival, plus de 300 personnes ont assisté à cette prise de parole. Les parents ont également évoqué le soutien de la presse et des autorités, tout en appelant à une mobilisation accrue pour la libération de leur fils.
Un combat médiatique et diplomatique
Christophe Gleizes, grand reporter spécialiste des zones de conflit, a été enlevé en 2021 alors qu'il couvrait la situation sécuritaire dans le Sahel. Depuis, sa famille mène un combat discret mais déterminé pour maintenir l'attention sur son sort. "Nous savons que le temps joue contre nous, mais nous refusons de céder au désespoir", a déclaré son père.
Le Festival international de journalisme, qui réunit chaque année des professionnels des médias du monde entier, a offert une tribune inattendue à cette famille. "C'est un acte de courage que de venir ici et de partager leur histoire", a souligné un journaliste présent.
Un appel à la solidarité
Les parents de Christophe Gleizes ont profité de cette tribune pour lancer un appel à la solidarité internationale. "Nous demandons à tous les gouvernements, à toutes les organisations de droits de l'homme, de ne pas oublier les otages. Chaque jour compte", a insisté la mère.
Selon des sources proches du dossier, plusieurs médias ont relayé cet appel, contribuant à maintenir la pression sur les ravisseurs. Le ministre des Affaires étrangères, interrogé en marge du festival, a réaffirmé l'engagement de la France à obtenir la libération de tous les otages.
Un festival marqué par l'émotion
Au-delà de ce témoignage, le festival a été l'occasion de débats sur la liberté de la presse et la sécurité des journalistes. Plusieurs tables rondes ont abordé les risques encourus par les reporters de guerre. "Le cas de Christophe Gleizes rappelle tragiquement que le journalisme est un métier dangereux", a déclaré un intervenant.
Les organisateurs ont salué le courage des parents et leur ont rendu hommage. "Ils incarnent la résistance face à l'oubli", a conclu le directeur du festival.



