Nicolas Jamain, figure montante de RMC, s'apprête à vivre un été intense. Aux commandes de l'émission Génération After de 20h à 22h, il se rendra aux États-Unis pour couvrir la Coupe du Monde de football. Un destin que ce natif de Bordeaux, très attaché aux Alpes-Maritimes où il a étudié, n'aurait peut-être pas imaginé en sortant de l'école de journalisme de Nice en 2003.
Un ancrage niçois
Après un passage au lycée Stanislas de Nice et des études d'histoire à l'Université de la Côte d'Azur, Nicolas Jamain a toujours été passionné de sport, notamment de football. « C'était Nice ou Montréal », se souvient-il à propos de l'installation de sa famille à Nice lorsqu'il avait 14 ans, suite à la mutation de son père. De la Côte d'Azur, il conserve des attaches, de la famille et des amis, dont certains travaillent à Nice-Matin.
Une ascension progressive
Son parcours professionnel s'est construit étape par étape : d'abord à Cannes TV, puis à Nantes où il a couvert le FC Nantes pour une télévision locale, avant de rejoindre Paris pour travailler sur Europe 1, Infosport+ et enfin RMC. Après sept ans de terrain pour RMC, il intègre l'équipe phare de la station, l'After Foot. Aux côtés de Gilbert Brisbois et Daniel Riolo, il hérite de la tranche 20h-22h en semaine avec Génération After.
« On voulait offrir un ton différent, attirer un public plus jeune avec une émission très axée sur le football, la tactique, le sport, moins sociétale et politique que l'After Foot. On voulait aussi découvrir de nouveaux talents », explique Nicolas Jamain. Son rôle de maître du temps consiste à équilibrer les temps de parole, un défi face à des personnalités « animales d'antenne ». Son enjeu : ne brider personne tout en respectant le partage de la parole.
Drôles de dames : un OVNI dans la grille
Le lundi, l'émission Drôles de dames réunit les correspondants étrangers de la radio pour décrypter les championnats européens (Angleterre, Espagne, Italie, Allemagne). « J'adore cette émission, c'est un OVNI dans la grille. On ne cherche pas le débat, on est plutôt dans le récit culturel. Chacun raconte la spécificité de son championnat. Cela donne un ton à part », se réjouit Jamain.
La nouvelle voix de l'After
Nicolas Jamain a également participé à La nouvelle voix de l'After, un concours visant à recruter un nouveau talent pour la saison prochaine. « Je suis fan des télé-crochets radio, c'est drôle de juger la qualité des candidats. On a reçu 3 500 candidatures, on en a gardé 20 jugées en direct. L'idée est de rafraîchir l'équipe », précise-t-il. La manière de consommer et commenter le football a évolué en 25 ans, mais les grands souvenirs restent.
Un souvenir marquant
Avant de s'installer à New York pour plus d'un mois de Coupe du monde, Nicolas Jamain se remémore son plus beau sujet : le record du monde de Renaud Lavillenie à Donetsk en 2014. « Avec RMC et BFM TV, on était les seuls sur place. Il passe 6,16 m dans un meeting organisé par Sergueï Bubka. Le soir même, France 2 ouvre son JT avec nos images, c'était du jamais-vu ! »



