Départ de France Inter après un sketch polémique
L'humoriste suisse Julie Conti a officiellement annoncé son départ de France Inter, qu'elle avait rejoint il y a trois ans. Cette décision fait suite à un sketch diffusé le 12 mars 2026 dans l'émission La Bande originale de Nagui, où elle avait qualifié la chroniqueuse Sophia Aram d'islamophobe.
Un sketch qui provoque la controverse
Dans son intervention, Julie Conti évoquait son propre « manque de légitimité » pour écrire une chronique sur l'islamophobie. Elle déclarait avoir cherché « l'avis d'un humoriste islamophobe », ajoutant avec ironie : « Malheureusement, Sophia Aram ne passe que le lundi ». Cette remarque, accueillie par les rires des autres chroniqueurs, a rapidement déclenché une polémique.
La réaction de Sophia Aram
Sophia Aram, également chroniqueuse au Le Point, a réagi en publiant une lettre ouverte adressée à Nagui. Elle y reproche à l'animateur de se « joindre à la meute » qui s'en prendrait à elle depuis qu'elle a décidé de moquer « l'état d'esprit totalitaire de l'extrême gauche et ses positions dogmatiques sur le conflit israélo-palestinien ». Elle interrogeait : « Reste à savoir maintenant si le harcèlement entre collègues et l'accusation d'islamophobie font partie ou non d'une ligne éditoriale que tu tolères en tant que producteur ».
Les raisons du départ
Dans un post Instagram, Julie Conti a expliqué son départ, évoquant une « blagounette qui n'a pas plu à la personne concernée ». Elle a affirmé assumer ses propos, mais a souligné : « J'ai besoin de me sentir bien entourée et, du coup, je n'ai plus envie de me retrouver dans une situation où je devrais justifier une de mes blagues ou encore pire que quelqu'un d'autre doive s'excuser pour une de mes vannes ». L'humoriste intervenait épisodiquement dans La Bande originale.
La réaction de France Inter
La direction de France Inter a indiqué à l'AFP « prendre acte » du départ de Julie Conti. Cet épisode met en lumière les tensions au sein des médias autour des questions de liberté d'expression et des limites de l'humour dans des débats sensibles comme l'islamophobie et le conflit israélo-palestinien.



