Le député UDR Charles Alloncle, dans son rapport sur l'audiovisuel public, propose de réduire drastiquement le budget des jeux et divertissements de France Télévisions. Selon lui, la place accordée à ces programmes dépasse ce qui est raisonnable pour un service financé par le contribuable. Il recommande une coupe de 120 millions d'euros, soit les trois quarts de l'enveloppe allouée à l'unité jeux et divertissements.
Des programmes populaires et rentables
Pourtant, des émissions comme "N'oubliez pas les paroles !", présentée par Nagui, ne coûtent rien au contribuable. France Télévisions précise que le jeu est intégralement financé par la publicité qu'il rapporte. Ces divertissements attirent un large public et génèrent des recettes publicitaires significatives.
Une proposition controversée
La proposition d'Alloncle vise à absorber France 5 par France 2 pour créer une chaîne généraliste de premier plan. Cette mesure, parmi 70 propositions, suscite le débat sur la place des jeux dans le service public audiovisuel.
Le rapport de 550 pages, rendu après 67 auditions, critique la multiplication des jeux, jugés trop nombreux et insuffisamment différenciés par rapport à l'offre privée. Cependant, les partisans des jeux soulignent leur popularité et leur rentabilité, ainsi que leur rôle dans l'access prime time.
La proposition de réduction budgétaire de 120 millions d'euros pourrait avoir un impact significatif sur la programmation de France Télévisions, mais elle est loin de faire l'unanimité. Les défenseurs du service public rappellent que les jeux contribuent à l'audience et à l'équilibre financier du groupe.



