Georges Martin, photographe emblématique de La Bocca, s'est éteint à 86 ans
Georges Martin, photographe de La Bocca, est décédé à 86 ans

Figure emblématique du quartier de La Bocca à Cannes, Georges Martin, photographe bien connu du Studio 38, est décédé à l'âge de 86 ans. Pendant plus de quarante ans, il a capturé les visages des habitants, faisant de son studio une véritable institution cannoise.

Des obsèques célébrées à l'église Sainte-Marguerite

Les obsèques de Georges Martin se déroulent ce mardi 16 juin à partir de 11 heures à l'église Sainte-Marguerite, située à La Bocca. Un dernier hommage rendu à un homme qui a marqué le quartier par sa présence discrète et son talent.

Un photographe au service des familles bocassiennes

Pendant plus de quatre décennies, Georges Martin a vu défiler derrière son objectif des mariés, des familles, des enfants venus pour une photo d'identité, puis revenus des années plus tard avec leurs propres enfants. Lui connaissait chaque visage, et les habitants reconnaissaient sa silhouette familière derrière le comptoir du Studio 38, avenue Francis-Tonner.

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En 2023, après plus de soixante ans consacrés à la photographie, il avait finalement rangé ses appareils et fermé les portes de son magasin, ouvert en 1979. Une décision dictée par la fatigue, mais qu'il n'avait jamais vraiment acceptée.

Une vie dédiée à la photographie et aux passions

Pour ses filles, Georges Martin était avant tout un père attentif. « C'était quelqu'un qui s'inquiétait pour nous, qui nous donnait beaucoup de conseils », confie Virginie Martin. Un homme « très cultivé, très curieux », capable de discuter de tout avec ses clients comme avec ses proches.

Entré très jeune dans le métier, il lui a consacré l'essentiel de sa vie. Dans son studio de La Bocca, devenu une véritable institution, il a immortalisé des milliers de mariages, de baptêmes et de moments de vie. Plusieurs générations de familles cannoises sont ainsi passées devant son objectif.

À côté de son activité professionnelle, Georges Martin nourrissait d'autres passions. Amateur de rallye automobile, il avait notamment côtoyé le pilote Jean Ragnotti en tant que copilote, avant de se tourner vers la mer et la voile.

Un lien indéfectible avec son commerce

Impossible d'évoquer Georges Martin sans parler du lien presque fusionnel qui l'unissait à son commerce. Lorsque l'heure de la retraite est arrivée, le photographe a longtemps cherché la bonne personne à qui transmettre son affaire, une mission qu'il considérait comme essentielle.

Stéphane Chelli, repreneur du Studio 38, a rapidement noué une relation d'amitié avec celui qu'il décrit comme « quelqu'un de très bienveillant et très gentil ». Au fil des mois, Georges Martin lui a transmis ses conseils, ses habitudes et sa connaissance du quartier. « Il ne voulait pas que le studio devienne autre chose. Il voulait que l'activité continue », raconte-t-il.

Quitter les lieux est toutefois resté une épreuve. « Je suis en deuil, c'est mon bébé », lui avait-il lancé au moment de rendre les clés. Une phrase qui résume l'attachement profond qu'il portait à ce studio construit au fil d'une vie de travail.

Après sa retraite, ses proches l'ont vu s'éloigner peu à peu de cette vie sociale qui rythmait son quotidien. « Il a eu du mal à lâcher », reconnaît sa fille. Pourtant, jusqu'au bout, les habitants du quartier ont continué à demander de ses nouvelles, preuve supplémentaire de l'empreinte laissée par celui qui avait photographié leur histoire.

Les obsèques de Georges Martin sont célébrées ce mardi 16 juin à 11 heures à l'église Sainte-Marguerite, à La Bocca.

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