Dans sa chronique diffusée sur France Inter, l'humoriste Sophia Aram a dénoncé avec virulence ce qu'elle appelle le « système Francesca Albanese ». Selon elle, la rapporteure spéciale de l'ONU sur les territoires palestiniens occupés incarne une dérive idéologique et une partialité systématique au sein des Nations unies.
Une critique acerbe du mandat de Francesca Albanese
Sophia Aram a affirmé que Francesca Albanese utilise sa position pour promouvoir un discours anti-israélien, en contradiction avec le mandat d'impartialité qui devrait être le sien. Elle a notamment souligné que la rapporteure spéciale a qualifié Israël d'« État d'apartheid » et a comparé la situation des Palestiniens à celle de l'Afrique du Sud sous le régime de l'apartheid, des propos jugés « outranciers » par la chroniqueuse.
« Francesca Albanese ne fait pas que rapporter des faits, elle construit un récit, un système d'accusation permanent contre Israël », a déclaré Sophia Aram. Elle a également pointé du doigt le fait que l'ONU ait nommé une personne aux positions aussi tranchées, ce qui, selon elle, discrédite l'institution.
Un système qui gangrène l'ONU
La chroniqueuse a élargi son propos en dénonçant un « système » plus large au sein de l'ONU, où les résolutions et les rapports seraient systématiquement biaisés contre Israël. Elle a cité le nombre de résolutions de l'Assemblée générale des Nations unies condamnant Israël, qui serait, selon elle, disproportionné par rapport à celles visant d'autres pays.
« Sur les 100 résolutions adoptées par l'Assemblée générale de l'ONU en 2023, 20 concernaient Israël, contre 5 pour la Syrie, 3 pour la Birmanie et 2 pour la Corée du Nord », a-t-elle précisé, citant des chiffres de l'organisation non gouvernementale UN Watch. Ces statistiques, selon Sophia Aram, démontrent une obsession malsaine et une partialité flagrante.
Des conséquences sur la crédibilité de l'institution
Sophia Aram a conclu sa chronique en avertissant que ce système nuit gravement à la crédibilité de l'ONU et à sa capacité à jouer un rôle de médiateur dans le conflit israélo-palestinien. « En laissant des figures comme Francesca Albanese imposer leur vision partisane, l'ONU se prive de toute légitimité pour agir en faveur de la paix », a-t-elle estimé.
Cette prise de position intervient alors que les tensions sont vives entre Israël et l'ONU, notamment après les récentes déclarations de Francesca Albanese sur la guerre à Gaza. La rapporteure spéciale a accusé Israël de « génocide » et de « nettoyage ethnique », des termes que Sophia Aram juge « irresponsables et dangereux ». La chroniqueuse a appelé à une réforme en profondeur des mécanismes de nomination des rapporteurs spéciaux, afin de garantir leur impartialité et leur objectivité.



