Claude Perdriel, cofondateur du « Nouvel Obs », fête ses 100 ans
Claude Perdriel, cofondateur du « Nouvel Obs », a 100 ans

Claude Perdriel, cofondateur du « Nouvel Obs » avec Jean Daniel en 1964, fête ses 100 ans. La rédaction du magazine lui rend hommage dans un texte signé Sylvain Courage, publié le 25 octobre 2026, saluant cinq décennies de mentorat et de soutien à la presse.

Un hommage à un siècle de vie

L'article, intitulé « Cent ans de gratitude », imagine un numéro spécial anniversaire que le centenaire mériterait, avec « la saga de vos incroyables aventures, des photos exclusives, des encadrés sur vos succès d'entrepreneur » et les signatures des meilleurs journalistes de Paris. En couverture, le texte évoque « votre sourire malicieux et vos yeux pervenche ».

Le texte rappelle que Claude Perdriel a préféré soutenir et façonner les journaux plutôt que de chercher à faire la une. Il a notamment été lié à la revue littéraire « les Cahiers des saisons », au news économique « Challenges », au mensuel écolo « le Sauvage », au quotidien « le Matin », au mensuel « Sciences et Avenir » et, bien sûr, au « Nouvel Observateur », créé et développé sous la direction intellectuelle de Jean Daniel.

Un héritage confié en 2014

Le « Nouvel Obs » a été confié en 2014 à Xavier Niel et ses associés. Il est aujourd'hui la propriété du Fonds pour l'indépendance de la presse, au même titre que « le Monde », « Télérama » ou « Courrier international », à l'abri de toute ingérence.

En 2024, à l'occasion du soixantième anniversaire du « Nouvel Obs », Claude Perdriel avait été interviewé au sujet de cette longue histoire. Il s'était souvenu de ce jour de novembre 1964 où il tenait entre ses mains les premiers exemplaires de ce journal « ouvert à la réflexion, au débat et surtout pluraliste ». Il avait également évoqué sa gauche, « celle du cœur », qui consiste « tout simplement à se préoccuper des gens », et avait encouragé l'équipe avec ces mots : « L'essentiel n'est pas de réussir mais de résister. »

Un centenaire toujours actif

Le texte souligne que Claude Perdriel, recordman de la longévité au travail, gère encore ses affaires et le dernier magazine qu'il n'a pas transmis. Il y a quelques jours, Guillaume Malaurie, à la direction éditoriale de « l'Histoire », se félicitait de ses conseils : Claude Perdriel lui avait suggéré de consacrer la couverture du mois d'octobre à « Weimar, la République assassinée » en 1933.

La rédaction du « Nouvel Obs », reconnaissante et émue, conclut en souhaitant à Claude Perdriel « un fier centenaire et un heureux anniversaire ».