BFMTV : Marschall et Truchot réclament à nouveau la suppression de l'ARCOM
BFMTV : Marschall et Truchot veulent supprimer l'ARCOM

Les voix critiques de BFMTV s'élèvent contre le gendarme de l'audiovisuel

Dans l'émission "Puremédias l'hebdo" diffusée dimanche 19 avril 2026 sur T18, les journalistes emblématiques des "Grandes Gueules" Alain Marschall et Olivier Truchot ont exprimé avec force leur opposition à l'ARCOM, l'Autorité de régulation de la communication audiovisuelle et numérique. Cette prise de position intervient dans un contexte où l'institution fait régulièrement l'objet de vives critiques, notamment depuis les décisions controversées concernant le non-renouvellement des fréquences TNT des chaînes C8 et NRJ12.

Une demande de suppression récurrente depuis 2023

Les deux figures médiatiques de BFMTV et RMC ont réaffirmé une position qu'ils défendent depuis 2023 : la suppression pure et simple de l'ARCOM. Interrogés sur le plateau par la présentatrice Virginie Guilhaume, ils ont maintenu leur position avec fermeté. "La suppression de l'ARCOM ? Oui. Ou tout du moins que ça soit remis sur la table et qu'on puisse en rediscuter", a déclaré sans ambages Alain Marschall.

Olivier Truchot a quant à lui développé une argumentation centrée sur les principes de liberté d'expression : "L'ARCOM a beaucoup de pouvoir, plus de pouvoir que les instances précédentes. Moi je suis très à l'anglo-saxonne, je suis pour la liberté d'expression quasi totale donc je suis assez contre les lois...". Une position que Virginie Guilhaume a tempérée en rappelant la nécessité d'un cadre réglementaire : "Il faut aussi que ce soit cadré. Vous faites intervenir des gens de la société civile, il faut cadrer les propos."

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Le paradoxe des réseaux sociaux pointé du doigt

Alain Marschall a particulièrement insisté sur ce qu'il perçoit comme une incohérence fondamentale entre le traitement des médias traditionnels et celui des plateformes numériques. "Les réseaux sociaux, c'est le Far West. On s'y fait insulter, déchiqueter. Il y a toutes les insultes possibles et imaginables. Mais là, ça passe crème", a-t-il dénoncé avec véhémence.

Cette critique s'inscrit dans un débat plus large sur la régulation asymétrique entre les médias audiovisuels traditionnels, soumis à des règles strictes, et l'espace numérique où la modération reste souvent lacunaire. Marschall souligne ainsi un déséquilibre qu'il juge problématique pour l'ensemble de l'écosystème médiatique français.

Un contexte institutionnel tendu

Les déclarations des deux journalistes interviennent à un moment particulièrement sensible pour l'ARCOM. L'institution a récemment fait l'objet de vives polémiques suite à ses décisions concernant l'attribution des fréquences TNT. La confirmation par le Conseil d'État de la disparition programmée de C8 et NRJ12 dès le 1er mars a encore accru les tensions autour du rôle et des prérogatives du régulateur.

Cette position critique de Marschall et Truchot reflète une interrogation plus profonde sur l'adaptation des instances de régulation à l'évolution rapide du paysage médiatique, marqué par l'émergence des réseaux sociaux et la transformation des modes de consommation de l'information.

Le débat sur l'ARCOM dépasse ainsi la simple question institutionnelle pour toucher à des enjeux fondamentaux de liberté d'expression, d'équité réglementaire et d'adaptation des cadres légaux à la révolution numérique en cours.

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