L'écrivaine ukrainienne Sofia Andrukhovych trouve refuge à Paris
Le contraste est particulièrement brutal pour Sofia Andrukhovych. Début février 2026, cette écrivaine, traductrice et journaliste ukrainienne a quitté Kiev avec sa fille, Maryana, pour se rendre à Paris. Elle décrit la capitale ukrainienne comme ayant connu « l'un de ses pires hivers », avec des conditions aggravées par le conflit.
Le poids de la guerre sur le quotidien
« Les Russes utilisent le climat pour tenter de nous affaiblir », explique-t-elle, évoquant de nombreux jours sans électricité et des bombardements incessants. À Paris, assise dans un café place du Châtelet, le soleil perce à travers les vitres. Elle sourit, notant que tout est calme, une sensation presque étrange après l'horreur vécue en Ukraine.
Une mission littéraire en France
Sofia Andrukhovych est venue en France pour préparer la parution de son roman Amadoca, qui raconte l'histoire de l'Ukraine du XXe siècle aux premiers moments de la guerre actuelle, à travers les personnages de Romana et Ouliana. Son agenda parisien est chargé :
- Interviews avec les médias
- Rencontres avec le public
- Promenades dans la ville
Elle exprime sa gratitude pour « beaucoup d'amitié autour de nous », ajoutant que c'est un véritable plaisir d'être là. Pourtant, son cœur reste à Kiev.
L'attachement indéfectible à Kiev
Malgré ce séjour parisien, Sofia Andrukhovych a choisi de vivre à Kiev. Fille de Galicie, la zone la plus occidentale de l'Ukraine où ses parents, l'écrivain Iouri Andrukhovych et Nina, résident toujours, elle aime profondément sa ville et n'a jamais voulu l'abandonner. Cette dualité entre exil temporaire et attachement patriotique façonne son expérience actuelle.



