Le créateur d’images est mort jeudi 11 juin à l’âge de 88 ans. Avec ses lunettes rondes, le Britannique regardait le monde avec une curiosité inépuisable. Retour sur les lieux qui ont transformé sa palette.
Un artiste en perpétuel mouvement
David Hockney, figure majeure de l'art contemporain, a passé sa vie à voyager, chaque nouveau lieu influençant profondément son travail. De la Californie à la Normandie, en passant par le Mexique, ses œuvres reflètent une quête incessante de lumière et de couleur.
La Californie : une révélation
Dans les années 1960, Hockney s'installe en Californie, attiré par le soleil et la liberté. Ses piscines et ses palmiers deviennent des icônes de l'art pop, capturant l'essence de la côte ouest américaine. Des tableaux comme A Bigger Splash (1967) témoignent de cette fascination pour la lumière californienne.
Le Mexique : une pause créative
En septembre 1984, alors qu'il se rend à Mexico City pour l'inauguration de son exposition « Hockney Paints the Stage », sa voiture tombe en panne à Acatlán, dans l'État de Puebla. Il trouve refuge à l'Hotel Romano Angeles, un établissement modeste avec une cour intérieure bordée d'arcades et de colonnes bleues. Ce contretemps se transforme en coup de foudre artistique : il commence à dessiner le patio, ses cactus et ses palmiers, capturant la beauté du lieu.
La Normandie : un retour aux sources
Durant le confinement de 2020, Hockney s'installe en Normandie, où il réalise une œuvre monumentale de 91 mètres de long intitulée Une année en Normandie. Ce tableau, exposé au Musée de l'Orangerie à Paris en octobre 2021, est un hommage à la campagne française, avec ses pommiers en fleurs et ses paysages verdoyants. Il y voit une manière de renouer avec la nature et de célébrer la vie malgré la pandémie.
Un héritage prolifique
David Hockney laisse derrière lui une œuvre immense, allant de la peinture à la photographie en passant par la scénographie. Sa curiosité insatiable et son amour du mouvement ont fait de lui l'un des artistes les plus influents de sa génération. Il restera comme un peintre qui a su capturer la lumière et la joie de vivre, où qu'il se trouve.



